EDUCATION

Morale et Education

Introduite dans le programme de l’instruction primaire par la loi du 28 mars 1882, la morale a provoqué, dès le début, la publication d’un nombre considérable de manuels destinés à fournir aux maîtres et aux élèves la matière de cet enseignement nouveau. Sous la IIIe République, la morale est omniprésente dans l’enseignement; dans la lecture et jusque dans l’arithmétique. La grammaire et la conjugaison donnèrent longtemps aux auteurs de manuels l’occasion de rappeler les préceptes moraux.

Après la seconde guerre mondiale, l’exemplarité dont la morale se réclame est difficile à maintenir. Une nouvelle époque commence où l’individualisme prime sur la solidarité. L’idéal du progrès technique devient un idéal de consommation qui replace la morale dans un rôle nouveau pour l’individu.

En effectuant des recherches, j'ai découvert un ouvrage intitulé « Manuel de Morale Pratique » datant du tout début du 20° siècle dont certains jeunes d'aujourd'hui et leurs parents feraient bien de s'inspirer. Sans tomber dans le « c'était mieux avant » ou du « Moi de mon temps », je voudrais quand même vous livrer quelques réflexions et quelques notions aujourd'hui bien loin ou oubliées.

Selon cet ouvrage, les devoirs des élèves envers les maîtres se réduisent à deux principes qui sont le respect et l'obéissance...

Les élèves sont tenus à l'égard de leur maître au même respect qu'envers leurs parents. En effet l'instituteur représente la famille dont il est le mandataire et, à ce titre, il est investi d'une autorité qui n'est autre que l'autorité paternelle elle-même. Une des principales formes du respect à l'école est l'obéissance. Elle exige de l'élève tout un ensemble de devoirs que l'on peut ramener à trois principaux soit l'assiduité, le travail et la discipline.

L'assiduité est la fréquentation quotidienne de la classe, à moins d'un empêchement légitime. C'est par un travail consciencieux de chaque jour que l'on s'instruit et, ce travail doit être fait avec soin et exactitude. L'enfant qui perd son temps à l'école sera responsable plus tard des fautes que son ignorance volontaire lui fera commettre. La discipline à l'école est absolument nécessaire et les élèves sont rigoureusement obligés de l'observer.

Qu'en est il aujourd'hui de ces préceptes pourtant très simples. S'il n'est pas facile d’être parents, Enfant-roi, hyperactivité, insolence parfois, sont des termes qui ont fait une entrée fracassante dans le lexique de l’éducation. Du côté des parents, on fustige l’excès d’autorité ou, à l’inverse, la mollesse permissive.

Il y a quelques années, il était reproché aux parents trop de rigueur voire de violence, aujourd'hui ils seraient dans l'ensemble trop laxistes. Aussi experts en tout genre viennent rappeler aux parents qu'il faut s'autoriser à dire non, ne pas avoir peur du conflit, que les interdits sont structurants pour l'enfant… Ce que bien souvent chacun d'entre nous sait mais ne met pas en pratique aussi facilement en particulier lorsque l'on se sent seul(e) dans cette charge.

Si l'autorité semble être de nouveau une valeur pour tous, elle n'en est pas moins difficile à mettre en œuvre, tant d'une part elle est discréditée et contestée dans toutes les institutions (État, école, famille, religion) et qu'elle est vite amalgamée avec ses dérives en termes de pouvoir, d'autoritarisme.

Le télescopage qui s’est produit avec les discours de mai 1968 en France pour l’éclatement des carcans traditionnels a résulté en une confusion des genres. Il ne s’agissait pas de ne rien interdire à l’enfant, au point d’être permissif mais l’autorité s’en est trouvée largement altérée. La hausse, ces dernières années, du nombre de familles monoparentales et recomposées, mais aussi l’impact du travail des femmes qui s’est généralisé entre autres, ont amené à une nouvelle forme d’autorité.

L’école est devenue un acteur central de l’éducation de l’enfant, non plus en ce qui concerne les compétences académiques mais aussi sur le plan de l’apprentissage de la sociabilité, des valeurs sociales et familiales, si bien que des parents se défaussent d’une partie de leurs prérogatives en les confiant à l’école ou, à tout le moins, en prenant pour acquise cette délégation ou ce complément de l’autorité.

Il devient nécessaire de redéfinir la relation parents- enfant-école. L’autorité familiale ne doit pas discuter en présence de l’enfant l’autorité du milieu scolaire. L’enfant doit évoluer avec des repères, et ces derniers, s’ils sont discutés ou contestés, favoriseront cette mise en cause de l'autorité dans toutes ses formes avec les conséquences désastreuses qui s'y rapportent. Le juste milieu n’est pas facile à trouver. L’école poursuit la structuration de l’enfant, mais pour que cela fonctionne bien, il faut que les parents sachent faire confiance, restent à leur place et ne mettent pas systématiquement sur un piédestal la parole de l’enfant.

Si tant est qu’on puisse parler d’une crise de l’autorité, il convient d’insister que l’application de limites est fondamentale. Tout expliquer à l’enfant n’est pas nécessaire, sauf ce qui le concerne directement et sans porter atteinte à d’autres figures de l’autorité extérieures à la famille.

L’évolution rapide de la société a eu un impact direct sur l’exercice de l’autorité et quoiqu’on dise, faire preuve d’autorité, n’est pas passéiste. Un enfant a besoin de cadres pour évoluer, apprendre et se construire et c'est sans doute ce qui manque cruellement aujourd'hui. Il ne faut pas oublier que les jeunes d'aujourd'hui seront les parents de demain, cette transmission du savoir et des règles simples de la vie en société est absolument nécessaire pour l'avenir de notre société.

Des cours de rattrapage en orthographe dans les universités!

"""Alarmées par le très faible niveau en orthographe de certains de leurs étudiants, 19 universités (sur 84) lancent des programmes de remise à niveau.
"Si encore ce n’était qu’un problème d’orthographe ! Mais cela va bien au-delà : les mots sont employés de travers et les phrases construites sans queue ni tête, un bêtisier permanent !"""

Cette information diffusée dans la presse nationale est un constat édifiant sur l'état de l'éducation et mérite réflexion. Un élève de 6e est très souvent incapable de distinguer les différents éléments d’une phrase. Sans importance, martèleront certains idéologues, qui au passage, auront parfois été les premiers à mettre leurs enfants à l’abri du cataclysme. Les difficultés scolaires ne sont parfois qu’une conséquence logique d’une évolution sociale pas toujours glorieuse, mais commencent très souvent par une pauvreté culturelle habilement véhiculée par certains médias.

Lire est une capacité qui s’apprend à l’école. Les méthodes de lecture se sont enchaînées et malheureusement les enfants sont les premières victimes de ces changements réguliers.

C’est parfois aujourd’hui un chemin de croix que de faire répéter sans aucune erreur une phrase à un élève y compris de collège. Ce constat est pour le moins inquiétant et pourrait même inspirer une certaine pitié. Cette spirale ne s’arrête malheureusement pas au primaire, mais se répercute tout au long de la scolarité. Elle devient même un réel handicap lorsque l’élève passe un concours dans lequel il devra rédiger une composition écrite.

Un élève n'est pas à l'école pour son plaisir. Le rôle des parents est de soutenir les enseignants dans la difficile tâche de transmettre ou d'imposer le savoir absolument nécessaire pour réussir leur entrée dans la vie active. Trop souvent on observe l'inverse, avec des parents qui n'acceptent pas que leurs enfants ne puissent être punis ou seulement faire l'objet de remarques de la part du professeur.

Les études menées au cours de ces denières années sont concordantes faisant apparaître que le niveau général des élèves en fin d'école primaire entre 1987 et 2007 est en "chute libre", en particulier en orthographe.

A l'époque de Jules Ferry, on avait fixé pour objectif que chaque jeune Français apprenne à lire, écrire et compter. Depuis les années soixantes,les nouveaux objectifs assignés à l'école sont des objectifs de démocratisation et d'adaptation aux évolutions sociales et socioprofessionnelles nécessitant de plus hauts niveaux de qualification : dès les années soixantes la scolarité obligatoire est prolongée à 16 ans. Vingt cinq ans plus tard, on accroît l'accès au lycée et à la poursuite des études au niveau des baccalauréats (objectifs de 80% d'une classe d'âge à ce niveau), mais aussi l'accès aux enseignements supérieurs

Malheureusement tout ceci est mis en cause par l'évolution de la société et le développement des moyens de communication. Il suffit de regarder autour de soi, pour constater que les enfants jouent sur leurs consoles et ont les yeux rivés sur la télévision. Tout ceci sonne le glas de la lecture, des jeux de société où s'exercent compréhension, intuition, logique, observation. La mémoire n'est plus sollicitée et l'écran devient ainsi le centre d'intérêt unique.

Il existe bien entendu de nombreux jeux et d’activités informatiques qui stimulent l’intellect des enfants. Mais quels sont les jeux, les activités qu’ils choisissent ? Ceux et celles où il n’y a pas grand-chose à comprendre ou alors ceux et celles où on avance en tâtonnant, en recommençant sans cesse jusqu’à ce que, soit par hasard, soit par élimination, soit grâce à une intuition qui éclaire, on trouve la solution.

Enfin, Internet, dont on pourrait penser que c’est un accès formidable à la culture y compris pour les enfants réclame une surveillance de tous les instants.Il existe bien entendu de nombreux sites permettant d'accéder au savoir ou à la connaissance. Cependant les autres possibilités parfois très dangereuses pour l'équilibre même de l'adolescent sont nombreuses.

Ce manque de vigilance des parents dont beaucoup ne s'intéressent pas aux résultats de leurs enfants à l'école, où alors en remettant en cause de manière systématique l'action des enseignants, dénote une forme de démission, """touche pas à mon enfant""", même s'il est probable que les rythmes scolaires sont à revoir. Après tout, les parents font pareil avec la téléréalité, les séries violentes, les matchs de foot.

Mais on ne m’ôtera pas de l’idée que l’envie de savoir, de se cultiver, de se développer implique une éducation initiée par les parents dès la petite enfance. Ne serait-ce qu’une éducation par l’exemple, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui. Et comme un jour, les enfants en échec seront parents à leur tour, on est dans une spirale de l’inégalité scolaire qui n’en finira pas.

Place de la fessée dans l'éducation d'un enfant

Depuis quelques semaines, un sujet majeur préoccupe le Conseil de l'Europe. Tout de suite j'ai pensé qu'il s'agissait de la situation économique mondiale, ou des problèmes liés à la situation catastrophique de la Grèce. J'imaginais alors que l'Europe allait enfin jouer un rôle majeur au plan international, démontrant sa capacité à parler d'une seule voix et ainsi peser face aux autres grandes puissances économiques. Quel doux rêveur, en fait la grande affaire du moment c'est « la fessée ». Eh oui il faut se rendre à l'évidence, la question cruciale du jour est la fessée que des parents indignes donnent parfois à leurs enfants.

Dans de nombreux pays d’Europe, il n’y a pas si longtemps encore, l’usage des châtiments corporels faisait partie de la « discipline » de nombreux établissements scolaires et l’on donnait dans les écoles des coups de règle sur les doigts pour une « faute » d’orthographe. Cette époque est désormais révolue. Mais on tolère encore les claques, les fessées et autres raclées plus ou moins énergiques dans les familles. De nombreux adultes continuent à considérer que ces «corrections» sont une manière d’exercer son autorité sur un enfant et qu’elles peuvent même lui faire du «bien».

Selon d'autres spécialistes, les coups sur les fesses traduisent un aveu d’impuissance des parents d’aujourd’hui. C’est le résultat des théories éducatives en vogue depuis le début des années 1970. Cela fait trente ans qu’on dit aux adultes qu’il faut écouter les enfants, tout leur expliquer, être plus permissif. En conséquence, ils se retrouvent confrontés à des enfants ne supportant plus aucune frustration et ils ne savent plus exercer leur autorité autrement qu’en infligeant cette punition à leur progéniture .

La punition est nécessaire, c’est le garde-fou de l’autorité parentale. Cette autorité parentale est en fait l'ensemble des droits et des devoirs des parents à l'égard de leurs enfants dans le but de les élever et de les protéger physiquement et moralement. Elle doit avoir pour objectif de fixer des repères à l'enfant. C'est grâce à ceux-ci que l'enfant construit son autonomie. En effet, Il s'agit de lui apprendre comment se comporter en société, de lui faire comprendre ce qui est bon pour lui et ce qui est mauvais, ce qui est dangereux et ce qui ne l'est pas. De plus, l'autorité ne va pas sans la protection : faire montre d'autorité auprès d'un enfant, c'est aussi lui montrer qu'on est capable de le protéger, et qu'il peut grandir en toute confiance.

Nombreuses sont les questions autour de l'éducation des enfants. Pour ce qui est de la fessée, la punition corporelle est quasi culturelle en France. Une bonne fessée n’a jamais fait de mal ! , ça remet les idées en place !  que ce soit une petite tape sur les fesses ou une fessée bien appuyée. La punition corporelle fait partie de la norme, d’un bagage héréditaire, en fait de l'éducation reçue de nos parents. Il ne faut cependant pas confondre éducation et dressage…de ne pas faire l’amalgame entre vitalité et turbulence ou hyperactivité et insolence.

La gifle ou la fessée sont vécues comme une humiliation par l’enfant. Très souvent une simple privation comme : « pas de télé pendant 1 semaine » ou une obligation comme « pour la peine tu ranges ta chambre de fond-en-comble », sont amplement suffisantes. 

Pour être efficace, la fessée doit donc demeurer l'exception et ne pas devenir une forme de défouloir pour les parents, très souvent en mal d'autorité par ailleurs. Ce thème qui passionne aujourd'hui nos gouvernants, est malgré tout un sujet difficile. Vouloir légiférer sur ce sujet est à mon sens inutile car cette loi sera difficilement applicable dans la sphère familiale, où alors pourrait être à l'origine des graves conflits entre l'enfant et ses parents. Malheureusement, aujourd'hui on constate déjà une forme de démission des parents dans leur rôle d'éducateur.

Comme vous pouvez le constater, la « fessée » est un sujet difficile à traiter. Deux concepts de relations « parents - enfants » s'opposent. Face à un enfant qui jour après jour gagne en autonomie, s’affirme et construit sa personnalité, il est parfois difficile de savoir comment agir. Malheureusement, il n’existe pas de règle absolue en matière d’éducation ; tout est souvent question d’équilibre et de communication. Il faut garder à l’esprit qu’amour et autorité sont compatibles : l’un découle même de l’autre. Il s'agit d'être capable de lui fixez des interdits, pour sa sécurité, son bien-être mais c’est aussi l’aider à avancer. Sans autorité, l’enfant peut aussi se sentir négligé, abandonné.

 

Education : Enfant roi

Être parents, c'est une grande aventure, c'est pour toute la vie et l'éducation d'un enfant n'est pas chose aisée. Depuis une trentaine d'années on constate une évolution dans le comportement des enfant, très souvent encouragée par les parents qui n'acceptent en aucun cas la mise en cause de leur progéniture qui ne peut être sanctionnée. Cette forme de démission de certains parents rejaillit progressivement sur la société à tel point que c'est bientôt la loi qui doit se substituer à cette autorité parentale démissionnaire.

Cette évolution au plutôt ce changement des comportements débute dès le plus jeune âge. Dans mon enfance l'instituteur était respecté et redouté. Il fallait « bien travailler » à l'école c'était à la fois une volonté des pouvoirs publics mais aussi et surtout des parents. Dès lors il ne fallait pas se plaindre des punitions de l'instituteur auprès de ses parents au risque de se voir infliger une 2ème sanction.

Tout bascule dans les années 70. Après mai 68 il est "interdit d'interdire" L'individualisme et le "touche pas à mon enfant" font que les parents s'en prennent aux enseignants car il ne faut pas "traumatiser" leur progéniture, ni les fatiguer avec des devoirs à faire à la maison qui pourraient d'ailleurs nuire aussi au bonheur des parents.

L'éducation de mon enfance où l'autorité primait était peut-être parfois excessive, mais il me semble qu'elle nous préparait à entrer dans la vie active et à être mieux armés pour surmonter les difficultés.

Aujourd'hui il n'est bien entendu pas question de revenir en arrière car la vie a beaucoup changé et l'école doit aussi évoluer pour tenir compte de la nouvelle conjoncture (familles recomposées, le développement des nouveaux moyens de communication,...)

La seule constante est qu'il faut travailler à l'école pour réussir dans la vie, certaines familles sont à même d'aider leurs enfants, d'autres sans doute pas pour des raisons diverses.

Dans la continuité de cette analyse, la délinquance des mineurs, a fortement augmenté au cours de cette dernière décennie et concerne des adolescents plus jeunes et plus violents face auxquels les adultes sont de plus en plus désemparés.

La rubrique des faits divers relate régulièrement les comportements déviants de mineurs plus en plus jeune, auteurs de crimes ou délits graves, livrés à eux même dans la rue y compris de nuit, sous l'influence d'une très forte alcoolisation ou consommateurs de substances illicites. Tout ceci est très souvent le résultat de la démission des parents dans leur rôle essentiel d'éducation et le transfert latent de ce rôle aux pouvoirs publics, mais malheur à celui qui remettrait en cause cette situation alors vécue comme atteinte intolérable à la liberté.

C'est ainsi que disparaît le goût de l'effort et cette notion de hiérarchie et d'obéissance qui font cruellement défaut aujourd'hui. Il suffit de regarder les résultats scolaires. Il faut quand même une certaine dose d'aplomb pour ne pas reconnaître que le niveau scolaire a considérablement baissé au fil des années. Le baccalauréat d'aujourd'hui par rapport au BEPC ou au fameux CEP d'il y a quelques dizaines d'années. L'élitisme certes mais pas à n'importe quel prix !

Il serait peut être temps de réinventer une école des parents afin de les responsabiliser dans le rôle d'éducation qui doit être le leur. Les pouvoirs publics ne peuvent en aucun cas remplacer un père ou une mère d'autant que très souvent, leur action est mise en cause par les parents et les médias. Interdit de punir nos chères petites « têtes blondes ». Ne pas oublier non plus que ces enfants seront également parents un jour et ce manque de repères qui ne cesse d'augmenter de génération en génération n'est certainement pas de bon augure et laisse présager des réveils difficiles.

Ni l'adolescent, ni le jeune adulte ne doivent être trompés, la vie n'est pas "un long fleuve tranquille" : il faut s'y préparer dès l'enfance et le milieu familial, si précieux par ailleurs, ne me paraît pas toujours le mieux armé pour cela.

 

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