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D'UNE RIVE A L'AUTRE

             Après quelques mois de silence, non par manque d'inspiration mais plutôt par fatigue morale, me revoilà à nouveau pour alimenter la chronique qui m'est chère, la vie de tous les jours et les sujets qui me touchent plus particulièrement.

               L'article ci-dessous exprime un sentiment sur ce passage difficile de la vie à la mort et le sentiment d'impuissance que l'on éprouve face à cette vie qui s'échappe tout doucement pour aboutir au néant, réalité incontournable à laquelle chacun est confronté, qu’il s’agisse de la mort de ses proches ou de sa propre mort.

             Comme je l'écrivais il y a quelques mois, dans un précédent article intitulé « La recherche du temps perdu », la perte d'un être cher provoque toujours un sentiment de culpabilité pour celles et ceux qui ont chéri cette personne toujours trop tôt disparue.

              Le deuil est une réaction normale et saine à divers types de malheurs. Il peut se manifester lorsqu’on s’attend à perdre un être cher ou lors de la perte d'un être cher.

              Face à cette disparition nous éprouvons toute une gamme de sentiments : choc, négation, colère, culpabilité, tristesse et acceptation.

           Ces émotions successives auxquelles nous devons faire face se poursuivent jusqu'au moment où nous commençons à accepter la perte de cet être cher. Cependant il se peut aussi que le deuil ne disparaisse jamais complètement. La douleur ressentie s’atténue avec le temps, surtout si on s'efforce à la surmonter.

           Tous ces sentiments sont d'autant plus forts que l'on a accompagné cette personne jusqu'à ses derniers instants, son dernier souffle. On peut éprouver le sentiment de ne pas en avoir fait assez, d'avoir peut être manqué quelque chose, et nous nous retrouvons alors seul face aux réalités de la vie et de cette mort qui fait inexorablement son œuvre.

              La mort est un devoir vis-à-vis des vivants, plus précisément des vivants à venir. Car il y a nécessité de laisser la place aux générations à venir. Au nom du cycle de la vie et au nom des vivants à venir pour qu'ils perpétuent le cycle d’existence de la communauté celle-ci ayant pour condition, la continuité des générations et la reprise par les vivants de la pensée des morts : «l’humanité se compose de plus de morts que de vivants».

           L’immortalité de l’âme était une des croyances des anciens Celtes, ce qui explique peut-être les témoignages sur leur vaillance et leur intrépidité au combat, puisque la peur de la mort était absente.

Des cours de rattrapage en orthographe dans les universités!

"""Alarmées par le très faible niveau en orthographe de certains de leurs étudiants, 19 universités (sur 84) lancent des programmes de remise à niveau.
"Si encore ce n’était qu’un problème d’orthographe ! Mais cela va bien au-delà : les mots sont employés de travers et les phrases construites sans queue ni tête, un bêtisier permanent !"""

Cette information diffusée dans la presse nationale est un constat édifiant sur l'état de l'éducation et mérite réflexion. Un élève de 6e est très souvent incapable de distinguer les différents éléments d’une phrase. Sans importance, martèleront certains idéologues, qui au passage, auront parfois été les premiers à mettre leurs enfants à l’abri du cataclysme. Les difficultés scolaires ne sont parfois qu’une conséquence logique d’une évolution sociale pas toujours glorieuse, mais commencent très souvent par une pauvreté culturelle habilement véhiculée par certains médias.

Lire est une capacité qui s’apprend à l’école. Les méthodes de lecture se sont enchaînées et malheureusement les enfants sont les premières victimes de ces changements réguliers.

C’est parfois aujourd’hui un chemin de croix que de faire répéter sans aucune erreur une phrase à un élève y compris de collège. Ce constat est pour le moins inquiétant et pourrait même inspirer une certaine pitié. Cette spirale ne s’arrête malheureusement pas au primaire, mais se répercute tout au long de la scolarité. Elle devient même un réel handicap lorsque l’élève passe un concours dans lequel il devra rédiger une composition écrite.

Un élève n'est pas à l'école pour son plaisir. Le rôle des parents est de soutenir les enseignants dans la difficile tâche de transmettre ou d'imposer le savoir absolument nécessaire pour réussir leur entrée dans la vie active. Trop souvent on observe l'inverse, avec des parents qui n'acceptent pas que leurs enfants ne puissent être punis ou seulement faire l'objet de remarques de la part du professeur.

Les études menées au cours de ces denières années sont concordantes faisant apparaître que le niveau général des élèves en fin d'école primaire entre 1987 et 2007 est en "chute libre", en particulier en orthographe.

A l'époque de Jules Ferry, on avait fixé pour objectif que chaque jeune Français apprenne à lire, écrire et compter. Depuis les années soixantes,les nouveaux objectifs assignés à l'école sont des objectifs de démocratisation et d'adaptation aux évolutions sociales et socioprofessionnelles nécessitant de plus hauts niveaux de qualification : dès les années soixantes la scolarité obligatoire est prolongée à 16 ans. Vingt cinq ans plus tard, on accroît l'accès au lycée et à la poursuite des études au niveau des baccalauréats (objectifs de 80% d'une classe d'âge à ce niveau), mais aussi l'accès aux enseignements supérieurs

Malheureusement tout ceci est mis en cause par l'évolution de la société et le développement des moyens de communication. Il suffit de regarder autour de soi, pour constater que les enfants jouent sur leurs consoles et ont les yeux rivés sur la télévision. Tout ceci sonne le glas de la lecture, des jeux de société où s'exercent compréhension, intuition, logique, observation. La mémoire n'est plus sollicitée et l'écran devient ainsi le centre d'intérêt unique.

Il existe bien entendu de nombreux jeux et d’activités informatiques qui stimulent l’intellect des enfants. Mais quels sont les jeux, les activités qu’ils choisissent ? Ceux et celles où il n’y a pas grand-chose à comprendre ou alors ceux et celles où on avance en tâtonnant, en recommençant sans cesse jusqu’à ce que, soit par hasard, soit par élimination, soit grâce à une intuition qui éclaire, on trouve la solution.

Enfin, Internet, dont on pourrait penser que c’est un accès formidable à la culture y compris pour les enfants réclame une surveillance de tous les instants.Il existe bien entendu de nombreux sites permettant d'accéder au savoir ou à la connaissance. Cependant les autres possibilités parfois très dangereuses pour l'équilibre même de l'adolescent sont nombreuses.

Ce manque de vigilance des parents dont beaucoup ne s'intéressent pas aux résultats de leurs enfants à l'école, où alors en remettant en cause de manière systématique l'action des enseignants, dénote une forme de démission, """touche pas à mon enfant""", même s'il est probable que les rythmes scolaires sont à revoir. Après tout, les parents font pareil avec la téléréalité, les séries violentes, les matchs de foot.

Mais on ne m’ôtera pas de l’idée que l’envie de savoir, de se cultiver, de se développer implique une éducation initiée par les parents dès la petite enfance. Ne serait-ce qu’une éducation par l’exemple, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui. Et comme un jour, les enfants en échec seront parents à leur tour, on est dans une spirale de l’inégalité scolaire qui n’en finira pas.

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