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La politique (suite) Fils de... Petit fils de ... une affaire de famille

Il y a quelques semaines je vous faisais part de mon sentiment sur la politique en général, et de sa perte de crédibilité au sein de la population.

Dans le prolongement de cette analyse, qui n'engage que son auteur bien évidemment, je voudrais ajouter un élément à cette défiance que je considère pour ma part comme important.

Pierre Corneille (06/06/1606 - 01/10/1684) écrivait « Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années » cette phrase peut sans conteste s'appliquer à la politique. En effet, quand on regarde ce qui se passe dans ce microcosme, pour paraphraser une premier ministre célèbre, on s'aperçoit qu'outre le fait que la politique devient une rente de situation, ce virus est aussi transmissible aux enfants, petits enfants. Ils dévalorisent, de par leur filiation, l’idéal de mérite républicain et d’ascenseur social que prétendent défendre leurs parents-candidats ou bien installés.

Cette situation n'est certes pas nouvelle, mais je ne résiste pas à l'envie de pointer du doigt ces nombreux héritiers ou pistonnés, dont le seul mérite est d'être le fils de, la fille de ou le petit fils ou petite fille de … et la place dont ils bénéficient traduit sans aucun doute un retour à une société de privilèges.

La méritocratie tant vantée par les plus hauts responsables de l 'état s'appliquerait donc à ceux qui n'ont pas la chance d'être bien nés ?

Aujourd'hui, il n'est pas rare de constater que, la fonction d'élu que ce soit d'une grande ville, du parlement ou d'une autre instance se transmet à sa progéniture, comme on transmet un bien meuble ou immeuble. Il suffit de bien choisir le lieu ou la circonscription et la dynastie se met en place tranquillement. De même, certains ou certaines sont recrutés dans des cabinets ministériels ou autres fonctions en relation avec le fonctionnement de l'Etat, avec le titre de conseiller ou de chargé de mission … Je ne citerai bien entendu aucun nom, d'autres l'ont fait avant moi mais force est de constater que quelque soit la tendance politique, ce système fonctionne très bien.

Les événements récents qui ont suscité tant de commentaires dans la presse en témoignent largement. De même, les élections régionales sont également l'occasion de voire apparaître certains noms en relation avec des hauts responsables actuellement en place ou des héritiers plus ou moins déclarés qui surfent sur la notoriété acquise d'un parent. La politique serait elle devenue un moyen de placer son fils ou sa fille dans une assemblée et ainsi de leur préparer un avenir? Le piston n'est donc pas grippé et trouve encore ici tout son sens, malgré les déclarations d'intention, la main sur le coeur, les yeux étonnés levés vers le ciel. Qu'on se le dise, le relationnel a encore de beaux jours devant lui, tout ceci bien entendu au détriment des personnes qui n'ont pas cette chance.

L'abolition des privilèges et des droits féodaux a été proclamée le 4 août 1789 par l'assemblée constituante. Loin de moi de souffler sur les braises, de vouloir jouer les anarchistes. Finalement on critique ce qui se passe dans certains pays étrangers où la démocratie est absente où le pouvoir se transmet de père en fils, ... Il est à souhaiter que notre pays n'entre pas dans une ère de népotisme avec une répétition habituelle de ces pratiques ce qui ne serait pas sans danger pour la démocratie.

 

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