écologie

Écologie - Développement Durable

Depuis quelques années, le thème à la mode est devenu l'écologie. Loin de moi l'idée de remettre en cause que quelque manière que ce soit les efforts entrepris pour préserver la planète, il s'agit en fait de l'héritage que nous transmettrons aux générations futures et à cet égard il y va de notre responsabilité.

Mais force est de constater quand même que depuis quelques temps, on parle en permanence du changement climatique, du réchauffement, avec le Grenelle de l'environnement, le fiasco du sommet de Copenhague et demain ??

Les Ayatollahs de l'environnement ont pris le pouvoir et le créneau est tellement lucratif que l'écologie est devenue une force politique. L'écologie n'appartient à personne ou plutôt si à tout le monde mais en aucun cas elle ne doit être prise en otage par un parti politique quel qu'il soit.

L'impression ressentie autour de ce battage médiatique est que l'on cherche à faire diversion, à occuper l'opinion publique pendant que les grands problèmes économiques, les difficultés rencontrées par les plus pauvres, toujours de plus en plus nombreux, la faim dans le monde, ne semblent préoccuper personne.

De nombreuses voix s'élèvent d'ailleurs pour remettre en cause le fait que le réchauffement climatique serait la conséquence première des rejets de CO2 dans l'atmosphère, certes une pollution aux conséquences extrêmement graves, mais sans doute pas la seule cause du réchauffement comme on veut bien le faire croire. Ne serait pas encore une fois le moyen d'inventer une nouvelle taxe? La taxe carbone, invalidée une première fois par le conseil constitutionnel en raison des inégalités de traitement, les industries les plus polluantes n'y étant pas assujetties, ressemble bien à un nouvel impôt, même si on nous assure du contraire.

Depuis quelques siècles, les activités humaines modifient de façon sensible la composition de l'atmosphère. Entre 1750 et nos jours, la teneur en méthane a plus que doublé (145 % environ) essentiellement à cause de l'intensification de l'agriculture, alors à quand une taxe sur la tête de bétail qui rejette tant de méthane dans l'atmosphère? Pauvres agriculteurs qui connaissent déjà bien des difficultés.

L'utilisation des combustibles fossiles est largement responsable de l'augmentation de la concentration en gaz carbonique depuis le début de l'ère industrielle (+30 % environ).

Certes, l'augmentation de l'effet de serre et le réchauffement du climat au cours du dernier siècle, se confirment. Mais la position des scientifiques sur un lien éventuel de causalité entre ces deux observations évolue sensiblement.

  • Le rapport 1990 concluait que « L'importance du réchauffement observé est grossièrement cohérent avec les prédictions des modèles climatiques mais elle aussi comparable à la variabilité naturelle du climat ». Le réchauffement observé pourrait donc être du à cette variabilité naturelle ;

  • Le rapport 1995 indique que : « Un faisceau d'éléments suggère qu'il y a une influence perceptible de l'homme sur le climat global ». Cette conclusion reste extrêmement prudente mais c'est, à l'évidence, un des résultats importants du nouveau rapport qui ne modifie pas les prévisions de réchauffement mais leur apporte une crédibilité qu'elles n'avaient pas précédemment.

Alors que croire, que penser ?

Le développement durable oui bien sur, il n'est bien entendu pas concevable de continuer à polluer notre environnement en toute impunité car le principal risque pour le futur sera la santé. Les enfants sont les premières victimes du développement des maladies respiratoires aiguës, des allergies, en dépit des progrès accomplis au cours des dix dernières années pour améliorer leur bien-être. Il ne faut sans doute pas se tromper de combat et l'institution de taxes nouvelles ne résoudra certainement pas le problème, si ce n'est celui d'entamer encore un peu plus le pouvoir d'achat. En revanche, l'éducation, le développement des énergies renouvelables, les progrès scientifiques avec les retombées possibles sur le plan industriel sont de nature à améliorer la situation.

La déforestation est également un phénomène puissant, qui touche toutes les forêts tropicales, en particulier en Amazonie, en Afrique équatoriale et en Asie du Sud-Est. Chaque année, ce sont plus de 10 millions d’hectares qui disparaissent. Une catastrophe pour la planète. Et ce n’est pas tout : le climat mondial est aussi affecté par la déforestation. 40% du carbone terrestre est stocké dans la végétation et les sols des forêts. Lorsque’ une forêt disparaît, le carbone qu’elle emmagasinait est en grande partie libéré dans l’atmosphère, augmentant l’effet de serre et le réchauffement de notre planète

Le déboisement détruit également les sols, rendant les terres improductives, particulièrement en zones tropicales : sans couverture arborée, les sols naturellement pauvres, sont exposés au vent, au soleil, et à la pluie. Rapidement la couche arable est remplacée par une croûte dure et improductive.

En plus de protéger les sols, les forêts jouent un rôle essentiel dans le cycle de l’eau, qu’elles stockent et régulent. Sans forêts, il n’y aurait bientôt plus d’eau dans les rivières. Un phénomène déjà très perceptible dans beaucoup de pays, particulièrement en Afrique.

Tout ceci suppose une prise de conscience internationale, loin d'être le cas actuellement. Demander aujourd'hui aux pays dits « émergents » de remettre en cause leur capacité à évoluer est un échec assuré, car ceci porterait un coup d'arrêt à l'accroissement de leur revenu par habitant avec pour conséquence une forte diminution de leur part dans le revenu mondial, donc un nouvel appauvrissement dont ils tentent de sortir.

Stopper la déforestation à l’échelle mondiale est un objectif parfaitement réalisable, au coût économique réduit, avec un retour sur investissement considérable à court et long terme.

En détruisant notre écosystème (forêts, terres arables, système hydraulique....), en prélevant au-dessus de ce que le milieu naturel est capable de fournir, la chute de notre civilisation industrielle peut être très rapide d'autant plus que l'interaction entre nos différents réseaux d'approvisionnement accroissent notre vulnérabilité. Alors comment comprendre que nous acceptons de courir au suicide par nos propres agissements sans réagir?

 

 

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