anciens combattants

Associations d'anciens combattants – Quelle utilité ???

 

Je ne pensais jamais entendre ce genre de réflexion et pourtant, il faut se rendre à l'évidence il existe des personnes qui s'étonnent aujourd'hui de l'existence des associations d'anciens combattants, des cérémonies commémoratives.

Se poser une telle question est pour le moins faire injure à la mémoire de tous ces combattants dont certains ont sacrifié leur vie pour défendre notre liberté.

 Les nombreuses cérémonies commémoratives, la dernière en date étant les 70 ans de l’appel du général de Gaulle, montrent à la fois le respect mais aussi l’importance que la nation tout entière accorde aux anciens combattants. Ceux-ci ont un rôle prépondérant à jouer dans la valorisation du devoir de mémoire.

A la suite de chaque conflit guerrier s’en suit un nombre important de morts, de veuves, d’orphelins, de blessés, certains restent handicapés à vie : les Grands Invalides de Guerre. Les soldats ne sont pas des sujets passifs qui ont subi involontairement des évènements dans lesquels ils étaient engagés. Lorsqu'ils sont morts ou qu'ils ont été mutilés, ils ont fait un sacrifice, ils ont risqué leur vie ou leur santé volontairement, par devoir. On veut en conserver le souvenir, pas pour réparer un tort, mais pour montrer que ce fut un bienfait, il s'agit en fait d'un témoignage de notre gratitude. On célèbre les avantages de la victoire que leur sacrifice a permis, et on tait avec pudeur les souffrances qu'ils ont supportées.

L'histoire de la France s'est principalement forgée par les armes et jusqu'à il y a peu, le soldat mort au combat est, non pas une victime, mais un héros. Ce lien entre la nation et son armée a atteint son apogée après la guerre de 14-18 avec des anciens combattants dont Clemenceau a dit: "ils ont des droits sur nous". La défaite de 1940, et les guerres coloniales ont altéré cette image idéalisée du guerrier qui a achevé de se déliter avec la suppression du service militaire en 1996 et la professionnalisation des armées.

Aujourd'hui demeure donc l'impression que les militaires sont payés pour faire la guerre et en assumer toutes les conséquences. Or nos soldats ne sont pas des mercenaires, ils se battent au nom de leurs concitoyens. Si le soldat donne la mort et s'il est blessé au combat, c'est bien au nom de la République. Un défi fondamental reste à relever, celui de la sensibilisation de l'opinion publique au devoir de reconnaissance envers ceux qui ont gagné le respect de la nation.

La fonction des monuments aux morts, est de rassembler la population autour du souvenir de ceux qui ne reviendront plus vivre dans le village ou dans la cité. Par ailleurs, graver les noms des morts revenait à reconnaître leur sacrifice suprême.

 Notre génération a finalement une chance inouïe, celle de ne pas avoir connu la guerre sur notre sol. En effet la guerre froide qui a opposé pendant près de 50 ans l'URSS et les États-Unis a été la principale peur du monde jusqu'en 1990.

Cependant cet après guerre froide se caractérise d’abord par des conflits qui apparaissent au fil des ans allant du Moyen Orient à l'Eurasie. Ce sont généralement des conflits pour des raisons frontalières souvent hérités de la colonisation, mais ce sont aussi des conflits pour des appartenances ethniques.

Aujourd'hui, le terrorisme est la menace qui se fait de plus en plus pressante. Il peut revêtir plusieurs formes et ses attaques sont imprévisibles. Le terrorisme peut frapper n’importe où et n’importe quand, l'objectif étant de créer un véritable traumatisme auprès des citoyens qui ne se sentent plus en sécurité nulle part.

La guerre contre le terrorisme est la première guerre globale, elle ne connaît plus de limites, non seulement territoriales, mais aussi dans le choix des moyens. A l’époque de la globalisation, il n’y a plus de «sanctuaire » ni de pays-refuge et le champ de bataille se confond avec la planète entière. La défense repose désormais sur la formation de l'esprit civique, sur la solidarité et la cohésion sociale qui concernent l'ensemble des citoyens. A ce titre, la formation l'éducation et le devoir de mémoire doivent contribuer au développement de cet esprit civique.

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