LE FAOUET

 

Le nom en breton de la commune est Ar Faoued (à comparer au gallois ffawydd) qui signifie « hêtraie » en français. Sans doute, aux temps anciens, cet arbre croissait-il en grande abondance en cet endroit de l'immense forêt qui occupait le centre de l'Armorique.

Cependant, la racine latine est faveta / foveta, soit Les Fossés. Ce qui indiquerait les traces de l'établissement d'un camp romain (fovere castra : se retrancher dans un camp).

Le Faouët/Ar Faoued fait partie de la Cornouaille Morbihannaise et la ville est installée sur une colline qui culmine à 152 mètres d'altitude. Comme beaucoup d'autres cités, celle-ci a certainement pris naissance autour d'un château fort. Il n'en reste nulle trace aujourd'hui; seul l'emplacement en est connu par une rue à laquelle il a donné son nom : la rue du Château. Au centre de la ville, se trouve les célèbres halles du XVIe siècle, vers lesquelles convergent les routes des villages voisins.

A environ 2 km au sud de la ville, le village de Saint Fiacre, qui s'est développé à proximité de la chapelle, constitue une importante agglomération secondaire. En 1793, on y recensait 129 habitants.

Préhistoire

Plusieurs trouvailles attestent d'une présence humaine à l'âge de bronze sur le territoire de la commune. Ainsi une hache de combat en cuivre a été découverte en 1882 au village de Kersoufflet et un petit dépôt de 14 haches à douille, sorte de monnaie avant l'heure, a été découvert en 1909 au village de Keranval.

Histoire

Le Faouët dépendait du présidial de Quimper et de l'évêché de Cornouaille. La population parlait en majorité le Breton Cornouaillais jusqu'au basculement linguistique des années 1950-60 qui a vu le français dépasser, puis marginaliser le breton. Le Cornouaillais est utilisé dans les cantons de Gourin et trois communes du canton du Faouët (Guiscriff, Lanvénégen et Le Faouët).

Le Faouët était le siège d'une seigneurie. Plusieurs familles se succédèrent les Boutteville, originaires de Normandie, du XIVe au XVIe siècle puis suite à une alliance les Goulaine du XVIe au XVIIe siècle, puis les Du Fresnay, puis en 1740 les Argouges de Rannes et enfin à la veille de la Révolution les Montreuil. La seigneurie fut érigée en baronnie en 1495 par la duchesse Anne de Bretagne. La famille de Boutteville, a laissé le souvenir d'une famille de grands bâtisseurs. On leur doit notamment la construction des chapelles de Saint Fiacre et de Sainte Barbe, des joyaux de l'art gothique flamboyant, et des halles du Faouët. Les seigneurs du Faouët percevaient de nombreux droits et taxes dont un droit de passage sur les différents ponts permettant d'accéder à la ville : le pont Dynam à l'ouest, le pont de la Coutume au sud et le pont Tanguy à l'est.

Cette commune est citée pour avoir participé à la «  Révolte des Bonnets Rouges » ou «  Révolte du papier timbré » survenue en 1675. La révolte du papier timbré principalement localisée dans l'Ouest de la France sous le règne de Louis XIV, est en fait une révolte antifiscale liée à une hausse des taxes, dont celle sur le papier timbré nécessaire pour les actes authentiques. Elle est appelée révolte des Bonnets rouges pour sa partie bretonne, car certains insurgés portaient des bonnets bleus ou rouges selon la région, et également « révolte des Torreben » (« casse-lui la tête »), un cri de guerre qui sert également de signature dans un des codes paysans.

XVIIIe siècle

Le Faouët devient célèbre par les activités de Marion du Faouët, de son vrai nom Marie-Louise Tromel, née le 6 mai 1717 une des rares femmes chef de bande de brigands dont l’Histoire a retenu le nom. .

Révolution française

Le Faouët devient chef-lieu d'un district de 1790 à 1795; il y est donc créé un tribunal de district. La ville, acquise aux idées révolutionnaires, est attaqué à trois reprises par les chouans.

Seconde guerre mondiale

Une cour martiale allemande a siégé pendant deux jours de juin 1944 à l'école Sainte-Barbe (actuellement collège Sainte-Barbe). Ce lieu servait également de prison et de centre de torture. Plusieurs dizaines de résistants furent condamnés à mort pendant ces deux jours. Vingt-huit d'entre eux ont été fusillés à Lanvénégen le 24 juin 1944.

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Commentaires (2)

1. Fabienne 07/03/2010

Pas mal!!!!!!!!

2. MauriceTERRASSE 20/09/2010

Dire que je pensais que Le Faouet était un bled perdu du Finistère...je suis confu et transmet mes excuses à Yvonne. Bien amicalement

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