MATTHIEU 5.3

Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux!

Matthieu 5:3

 

Cette expression est passée dans le langage courant sous cette forme… mais en réalité il s'agit d'une citation erronée de Matthieu 5, 3. En effet le discours de Jésus, connu sous le nom de « sermon sur la montagne », s’ouvre par cette parole:

« Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux »!

 
Si j'ai choisi cette phrase ce n'est pas un hasard mais pour illustrer ce qui suit car cette folie meurtrière qui aujourd'hui nous entoure prend pour prétexte la religion alors qu'elle l'oeuvre d'individus sans foi ni loi.
Les groupes terroristes tels que l’État Islamique ont dans leurs rangs bon nombre de « dérangés de l'esprit » qui commettent des tueries de masse principalement en Irak en Syrie, mais également dans d'autres pays du proche Orient et européens dont la France l'Allemagne, la Belgique qui payent un très lourd tribu.
Au sein de l’organisation Etat islamique (EI), le califat est bien plus qu’un fantasme. Lorsqu’il est proclamé, le 28 juin 2014, sur les territoires conquis en Syrie et en Irak, les djihadistes ont déjà conçu un véritable projet étatique et imaginé une rigoureuse administration pour imposer dans la durée leur idéologie totalitaire.
Sur le plan idéologique, l’Etat islamique se pose en héritier d’une tradition : celle du djihad (« guerre sainte ») porté en Afghanistan, en Irak ou en Tchétchénie ; et celle du califat ottoman démantelé en 1924 et restauré – selon l’organisation – non pas en 2014 mais dès 2006 avec la création de l’Etat islamique en Irak (EII).
L’avènement du califat d’Abou Bakr Al-Baghdadi – qui a pris le titre de calife Ibrahim – est présenté comme la réponse à l’échec du mouvement djihadiste à s’implanter, du fait d’un manque d’ancrage local. L’ambition du califat, ne s’arrête donc pas à la « guerre sainte » cherche à unifier la communauté des croyants sous une seule identité musulmane et une même bannière. Il doit être un système destiné à changer la société et à éduquer les générations futures selon les lois coraniques, pour leur permettre de se soustraire à la dépendance, jugée néfaste, de l’Occident, du nationalisme arabe et du tribalisme.

C'est l'Apparition de djihadistes qui souvent n’ont pas de lien avec les pays dans lesquels ils combattent. Ce sont des brigades internationales, pur produit de la mondialisation avec le problème des conversions à l’islam et de la radicalisation rapide de certains individus.

L'EI suit une stratégie élaborée par des idéologues islamistes depuis le début des années 2000 et diffusée sur des sites d'internet. L'auteur détaille la stratégie grâce à laquelle les groupes djihadistes seront selon lui en mesure de s'imposer territorialement face aux régimes arabes et musulmans, mais également, face aux Américains et aux Occidentaux.


 

Ce postulat consiste à harceler l'ennemi continuellement, notamment par le biais d'attentats, pour l'affaiblir moralement et matériellement, puis « l'administration de la sauvagerie », intervenant après la chute d'un ou de plusieurs États, et de la période de chaos qui suit.

Pour reconstituer l’unité originelle de la communauté islamique les leaders jihadistes recourent essentiellement à trois ingrédients : la violence extrême, la bonne gestion des territoires soumis et la propagande. Terroriser les ennemis et les populations soumises est l’un des meilleurs moyens pour conquérir des territoires et les conserver. Il est donc licite d’employer les techniques les plus terrifiantes (massacre, enlèvement, décapitation, crucifixion, flagellation, amputation, bûcher, lapidation, etc.) pour la cause.

L'autre axe stratégique, est une internationalisation du conflit en provoquant l'Occident à travers la politique du pire et les atteintes aux droits des minorités (religieuses, femmes, homosexuels) pour l'impliquer dans le conflit. Ces actes s'accompagnent d'attentats islamistes réalisés dans des pays en paix. Ils s'accompagnent aussi d'une propagande insistant sur l'histoire coloniale, pour présenter les musulmans comme les éternelles victimes de l'Occident, permettant de dépasser les bases territoriales locales, et de présenter comme un universalisme séduisant l'opposition entre musulmans et mécréants.

Il n'y a pas de « profil type » des combattants étrangers recrutés par l'EI. Ils sont issus de milieux sociaux variés parmi lesquels on trouve une minorité de diplômés. La majorité d'entre eux ont cependant moins 30 ans, une proportion non négligeable (environ 10 %) a déjà fait de la prison. Ils ne sont généralement pas issus de familles musulmanes pratiquantes, bon nombre sont des nouveaux convertis, ou des personnes qui ne se sont mises à pratiquer leur religion que très récemment. Un rapport d'Europol, en date du 18 janvier 2016, mentionne qu’une « portion significative de combattants étrangers à avoir rejoint les rangs de l'État islamique ont été diagnostiqués comme ayant des troubles mentaux », citant une source qui évalue à 20 % du contingent ce type d'individus.

 

L'EI forme des enfants d'à peine 6 ans à des fins militaires. L'organisation a mis sur pieds un système qui permet de recruter et d'endoctriner les enfants. Les enfants soit sont enlevés soit rejoignent « consciemment » l'organisation. Ils rejoignent après des camps d’entraînement où ils sont endoctrinés et sont formés aux maniement des armes. Les enfants servent ensuite de fantassins, de « mouchards », de kamikazes, et leur sang est utilisé pour des transfusions.


 
Mais comment en est on arrivé là ?

Une date qui restera gravée dans les mémoires : Le 11 septembre 2001.

Les attentats du 11 septembre 2001 sont en fait quatre attentats-suicides perpétrés le même jour aux États-Unis, à quelques heures d'intervalle, par des membres du réseau djihadiste islamiste Al-Qaïda, visant des bâtiments symboliques du nord-est du pays et faisant 2 977 victimes.

Au matin du mardi 11 septembre 2001, dix-neuf terroristes détournent quatre avions de ligne. Deux avions sont projetés sur les tours jumelles du World Trade Center (WTC) à Manhattan (New York) et un troisième sur le Pentagone, siège du Département de la Défense, à Washington DC, tuant toutes les personnes à bord et de nombreuses autres travaillant dans ces immeubles. Le quatrième avion, volant en direction de Washington, s'écrase en rase campagne à Shanksville, en Pennsylvanie, après que des passagers et membres d'équipage, prévenus par téléphone de ce qui se passait ailleurs, ont essayé d'en reprendre le contrôle. Les attentats du 11 septembre 2001 sont les attentats les plus meurtriers jamais perpétrés depuis le début de l'Histoire.

La deuxième guerre d'Irak déclenchée le 20 mars 2003 est menée sous l'impulsion des États-Unis à la tête d’une coalition. La France refuse de participer à cette guerre dont les raisons invoquées officiellement sont principalement :

  • la « lutte contre le terrorisme », l'Irak étant présenté comme responsable entre autres de l'attentat contre le navire militaire USS Cole, des attentats contre plusieurs ambassades des États-Unis en Afrique et des attentats du 11 septembre 2001

  • l'élimination des armes de destruction massive (ADM) qu'était censé détenir l'Irak. Un mois avant le début de l'opération Liberté de l'Irak, Colin Powell, alors secrétaire d'Etat américain, brandit, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, une fiole censée contenir de l'anthrax pour prouver la présence d'armes de destruction massive en Irak.

«Toutes les guerres sont des erreurs», confie le général australien Peter Cosgrove, qui dirigeait les forces australiennes en Irak en 2003. Dans le cas de l'Irak, ajoute le Suédois Hans Blix, il y a eu une tentative de la part de certains pays d'éradiquer des armes de destruction massive qui n'existaient pas». Hans Blix sait de quoi il parle. Il dirigeait à l'époque la commission de l'ONU chargée de rechercher la présence d'armes de destruction massive en Irak.

L'invasion, le 20 mars 2003, de l'Irak par la coalition menée par les États-Unis fut en effet une immense partie de poker menteur qui se solda par plusieurs centaines de milliers de morts.

La chute de Bagdad coïncide avec celle du régime de Saddam Hussein, et l'opération américaine est officiellement déclarée terminée le 1er mai 2003. Très vite, les Etats-Unis sont obligés d'admettre qu'aucune arme de destruction massive n'a été trouvée en Irak et que la rapidité avec laquelle le régime baasiste est tombé ne correspond guère à l'image d'un pays menaçant la sécurité mondiale.

Les Etat-Unis se retirent définitivement de l’Irak en 2011 alors que le pays n’est pas stabilisé ni pacifié. Quelques jours après le retrait total des troupes américaines, le gouvernement chiite lance une vague d'arrestations dans les milieux sunnites accusés d'être restés fidèles au baasisme. C'est le début de l'insurrection sunnite. Se disant victime de discrimination de la part du pouvoir chiite..

C'est dans ce contexte qu'apparaissent diverses milices djihadistes sunnites, liées aux rebelles syriens en lutte contre Bachar Al-Assad, dont l'EIIL (Etat islamique en Irak et au Levant), à l'origine de l'offensive lancée en janvier 2014 contre le gouvernement irakien.

 

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