ELOGE DE LA PHOBIE ADMINISTRATIVE

ELOGE DE LA PHOBIE ADMINISTRATIVE

 

Depuis quelques semaines une nouvelle maladie est apparue en France « La Phobie Administrative ». Cette maladie « très grave » est apparue chez un élu de la nation, tout nouveau secrétaire d’Etat, dont l’activité ministérielle n’aura duré que 9 jours, un record sous la 5° République.

Les contrôles effectués ont permis de découvrir que cet élu de la nation, était en délicatesse avec les impôts se traduisant par des retards de déclaration ou dans les paiements.

L’engagement public est tellement prenant que la sphère privée passe aux oubliettes.  Après les impôts, les loyers, les PV, le médecin l’EDF, la liste ne cesse de s’allonger !!! une nouvelle révélation fait état d’une entreprise individuelle cachée et qui aurait été créée pour "rémunérer la femme de ménage de sa permanence".

Tout ceci donne une piètre image du politique qui n’est plus au service de ses concitoyens. En principe, le fait d’être élu n’est pas un métier en soi. Il s’agit d’une fonction temporaire attribuée par les électeurs à une personne choisie par eux. Ce principe remonte à la Révolution de 1789, pendant laquelle on insistait sur la nécessité que les élus ne transforment pas en profession une charge honorifique confiée directement par les citoyens.

Si le principe demeure, on constate malgré tout une grande stabilité du personnel politique. En effet, les personnes élues, tentent de renouveler plusieurs fois et le cumul est un sport national très lucratif.

Il est possible de vivre de cette fonction et l’existence de cursus universitaires conduisant favorisant l’entrée en politique accentue cette tendance.

Le député, bien qu'élu  dans un cadre géographique déterminé, est le représentant de la Nation tout entière. Ainsi, à l'Assemblée nationale et dans sa circonscription, chaque député agit et parle au nom de l'intérêt général et non pas au nom d'un parti politique, d'un groupe d'intérêt ou d'une région.

Élu pour représenter la Nation, le député participe à l’exercice de la souveraineté nationale. Il vote la loi et contrôle l’action du Gouvernement. Il bénéficie d’un statut protecteur, conçu non comme un privilège mais comme un moyen destiné à lui assurer l’indépendance et la liberté d’expression nécessaires à l’exercice de son mandat. Cette protection spécifique est consacrée par le principe des immunités parlementaires, qui trouvent leur fondement dans la Constitution elle-même.

La reconnaissance d’un statut spécifique impose des contreparties, le mandat devant être préservé de toute influence pouvant en contrarier le libre exercice.

S’il a un peu d’amour propre ce député doit démissionner. Il peut même solliciter un nouveau mandat lors de cette législative partielle avec un face à face avec les électeurs qui aujourd’hui reçoivent leur feuille d'impôts et se demandent pour certains comment ils vont les payer !!!

Mais j’oubliais, il souffre d’une grave maladie « la Phobie Administrative » !!! et rien ni personne ne peuvent l’obliger à démissionner. Je commence à ressentir les symptômes de cette maladie mais je ne suis pas certain que les administrations concernées se montrent aussi compréhensives à mon endroit. 

POLITIQUE

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