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Billets de breizh2952

MATTHIEU 5.3

Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux!

Matthieu 5:3

 

Cette expression est passée dans le langage courant sous cette forme… mais en réalité il s'agit d'une citation erronée de Matthieu 5, 3. En effet le discours de Jésus, connu sous le nom de « sermon sur la montagne », s’ouvre par cette parole:

« Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux »!

 
Si j'ai choisi cette phrase ce n'est pas un hasard mais pour illustrer ce qui suit car cette folie meurtrière qui aujourd'hui nous entoure prend pour prétexte la religion alors qu'elle l'oeuvre d'individus sans foi ni loi.
Les groupes terroristes tels que l’État Islamique ont dans leurs rangs bon nombre de « dérangés de l'esprit » qui commettent des tueries de masse principalement en Irak en Syrie, mais également dans d'autres pays du proche Orient et européens dont la France l'Allemagne, la Belgique qui payent un très lourd tribu.
Au sein de l’organisation Etat islamique (EI), le califat est bien plus qu’un fantasme. Lorsqu’il est proclamé, le 28 juin 2014, sur les territoires conquis en Syrie et en Irak, les djihadistes ont déjà conçu un véritable projet étatique et imaginé une rigoureuse administration pour imposer dans la durée leur idéologie totalitaire.
Sur le plan idéologique, l’Etat islamique se pose en héritier d’une tradition : celle du djihad (« guerre sainte ») porté en Afghanistan, en Irak ou en Tchétchénie ; et celle du califat ottoman démantelé en 1924 et restauré – selon l’organisation – non pas en 2014 mais dès 2006 avec la création de l’Etat islamique en Irak (EII).
L’avènement du califat d’Abou Bakr Al-Baghdadi – qui a pris le titre de calife Ibrahim – est présenté comme la réponse à l’échec du mouvement djihadiste à s’implanter, du fait d’un manque d’ancrage local. L’ambition du califat, ne s’arrête donc pas à la « guerre sainte » cherche à unifier la communauté des croyants sous une seule identité musulmane et une même bannière. Il doit être un système destiné à changer la société et à éduquer les générations futures selon les lois coraniques, pour leur permettre de se soustraire à la dépendance, jugée néfaste, de l’Occident, du nationalisme arabe et du tribalisme.

C'est l'Apparition de djihadistes qui souvent n’ont pas de lien avec les pays dans lesquels ils combattent. Ce sont des brigades internationales, pur produit de la mondialisation avec le problème des conversions à l’islam et de la radicalisation rapide de certains individus.

L'EI suit une stratégie élaborée par des idéologues islamistes depuis le début des années 2000 et diffusée sur des sites d'internet. L'auteur détaille la stratégie grâce à laquelle les groupes djihadistes seront selon lui en mesure de s'imposer territorialement face aux régimes arabes et musulmans, mais également, face aux Américains et aux Occidentaux.


 

Ce postulat consiste à harceler l'ennemi continuellement, notamment par le biais d'attentats, pour l'affaiblir moralement et matériellement, puis « l'administration de la sauvagerie », intervenant après la chute d'un ou de plusieurs États, et de la période de chaos qui suit.

Pour reconstituer l’unité originelle de la communauté islamique les leaders jihadistes recourent essentiellement à trois ingrédients : la violence extrême, la bonne gestion des territoires soumis et la propagande. Terroriser les ennemis et les populations soumises est l’un des meilleurs moyens pour conquérir des territoires et les conserver. Il est donc licite d’employer les techniques les plus terrifiantes (massacre, enlèvement, décapitation, crucifixion, flagellation, amputation, bûcher, lapidation, etc.) pour la cause.

L'autre axe stratégique, est une internationalisation du conflit en provoquant l'Occident à travers la politique du pire et les atteintes aux droits des minorités (religieuses, femmes, homosexuels) pour l'impliquer dans le conflit. Ces actes s'accompagnent d'attentats islamistes réalisés dans des pays en paix. Ils s'accompagnent aussi d'une propagande insistant sur l'histoire coloniale, pour présenter les musulmans comme les éternelles victimes de l'Occident, permettant de dépasser les bases territoriales locales, et de présenter comme un universalisme séduisant l'opposition entre musulmans et mécréants.

Il n'y a pas de « profil type » des combattants étrangers recrutés par l'EI. Ils sont issus de milieux sociaux variés parmi lesquels on trouve une minorité de diplômés. La majorité d'entre eux ont cependant moins 30 ans, une proportion non négligeable (environ 10 %) a déjà fait de la prison. Ils ne sont généralement pas issus de familles musulmanes pratiquantes, bon nombre sont des nouveaux convertis, ou des personnes qui ne se sont mises à pratiquer leur religion que très récemment. Un rapport d'Europol, en date du 18 janvier 2016, mentionne qu’une « portion significative de combattants étrangers à avoir rejoint les rangs de l'État islamique ont été diagnostiqués comme ayant des troubles mentaux », citant une source qui évalue à 20 % du contingent ce type d'individus.

 

L'EI forme des enfants d'à peine 6 ans à des fins militaires. L'organisation a mis sur pieds un système qui permet de recruter et d'endoctriner les enfants. Les enfants soit sont enlevés soit rejoignent « consciemment » l'organisation. Ils rejoignent après des camps d’entraînement où ils sont endoctrinés et sont formés aux maniement des armes. Les enfants servent ensuite de fantassins, de « mouchards », de kamikazes, et leur sang est utilisé pour des transfusions.


 
Mais comment en est on arrivé là ?

Une date qui restera gravée dans les mémoires : Le 11 septembre 2001.

Les attentats du 11 septembre 2001 sont en fait quatre attentats-suicides perpétrés le même jour aux États-Unis, à quelques heures d'intervalle, par des membres du réseau djihadiste islamiste Al-Qaïda, visant des bâtiments symboliques du nord-est du pays et faisant 2 977 victimes.

Au matin du mardi 11 septembre 2001, dix-neuf terroristes détournent quatre avions de ligne. Deux avions sont projetés sur les tours jumelles du World Trade Center (WTC) à Manhattan (New York) et un troisième sur le Pentagone, siège du Département de la Défense, à Washington DC, tuant toutes les personnes à bord et de nombreuses autres travaillant dans ces immeubles. Le quatrième avion, volant en direction de Washington, s'écrase en rase campagne à Shanksville, en Pennsylvanie, après que des passagers et membres d'équipage, prévenus par téléphone de ce qui se passait ailleurs, ont essayé d'en reprendre le contrôle. Les attentats du 11 septembre 2001 sont les attentats les plus meurtriers jamais perpétrés depuis le début de l'Histoire.

La deuxième guerre d'Irak déclenchée le 20 mars 2003 est menée sous l'impulsion des États-Unis à la tête d’une coalition. La France refuse de participer à cette guerre dont les raisons invoquées officiellement sont principalement :

  • la « lutte contre le terrorisme », l'Irak étant présenté comme responsable entre autres de l'attentat contre le navire militaire USS Cole, des attentats contre plusieurs ambassades des États-Unis en Afrique et des attentats du 11 septembre 2001

  • l'élimination des armes de destruction massive (ADM) qu'était censé détenir l'Irak. Un mois avant le début de l'opération Liberté de l'Irak, Colin Powell, alors secrétaire d'Etat américain, brandit, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, une fiole censée contenir de l'anthrax pour prouver la présence d'armes de destruction massive en Irak.

«Toutes les guerres sont des erreurs», confie le général australien Peter Cosgrove, qui dirigeait les forces australiennes en Irak en 2003. Dans le cas de l'Irak, ajoute le Suédois Hans Blix, il y a eu une tentative de la part de certains pays d'éradiquer des armes de destruction massive qui n'existaient pas». Hans Blix sait de quoi il parle. Il dirigeait à l'époque la commission de l'ONU chargée de rechercher la présence d'armes de destruction massive en Irak.

L'invasion, le 20 mars 2003, de l'Irak par la coalition menée par les États-Unis fut en effet une immense partie de poker menteur qui se solda par plusieurs centaines de milliers de morts.

La chute de Bagdad coïncide avec celle du régime de Saddam Hussein, et l'opération américaine est officiellement déclarée terminée le 1er mai 2003. Très vite, les Etats-Unis sont obligés d'admettre qu'aucune arme de destruction massive n'a été trouvée en Irak et que la rapidité avec laquelle le régime baasiste est tombé ne correspond guère à l'image d'un pays menaçant la sécurité mondiale.

Les Etat-Unis se retirent définitivement de l’Irak en 2011 alors que le pays n’est pas stabilisé ni pacifié. Quelques jours après le retrait total des troupes américaines, le gouvernement chiite lance une vague d'arrestations dans les milieux sunnites accusés d'être restés fidèles au baasisme. C'est le début de l'insurrection sunnite. Se disant victime de discrimination de la part du pouvoir chiite..

C'est dans ce contexte qu'apparaissent diverses milices djihadistes sunnites, liées aux rebelles syriens en lutte contre Bachar Al-Assad, dont l'EIIL (Etat islamique en Irak et au Levant), à l'origine de l'offensive lancée en janvier 2014 contre le gouvernement irakien.

BONNE ANNEE 2015

L’année 2015 est arrivée et c’est le moment d’échanger des vœux.

 Alors Bonne année

 

« « « Ceste année les aveugles ne verront que bien peu, les sourds oyront assez mal, les muets ne parleront guère, les riches se porteront un peu mieux que les pauvres, et les sains mieux que les malades » » »

Par delà la caricature, la férocité de RABELAIS envers son époque pourrait aisément s’appliquer à la notre, près de six siècles après. Notre horizon désormais élargi instantanément à l’ensemble de l’humanité nous découvre chaque jour davantage d’images de malheurs et d’injustices que de joies et de bonheurs. 2015 qui s’ouvre aujourd’hui ne s’annonce pas particulièrement gai. Raison de plus pour se souhaiter mutuellement une « Bonne Année ».

Mais il y a deux manières de le dire.

  • Le geste se veut aimable avec des formulations qui font désormais partie des « convenances »
  • C’est un phénomène mécanique annuel, une inflation parfois pas toujours désintéressée.

De sentiment point !

C’était vous l’avez compris, la première manière. Il y en a une deuxième toute différente :

Offrir ses vœux de bonne année :

  • C’est partager avec celui qui est proche son espoir de voir dans cette nouvelle étape les moments heureux l’emporter sur les évènements malheureux,
  • C’est aussi une façon de refuser au Temps l’oubli d’une amitié, et l’occasion  de se serrer les coudes ;
  • C’est transmettre un peu de chaleur à celui qui est touché par l’adversité ou la maladie ;
  • C’est souhaiter que cette année qui s’ouvre ne soit pas un long chemin sans espérance.

Souhaiter une bonne année c’est TOUT…

Tout sauf une formule creuse reproduite en tant d’exemplaires par une rotative à faux semblants.

 

BONNE ANNEE !

KOBANE Ville Oubliée

                       Depuis quelques semaines les médias nationaux nous relatent le siège et l’imminence de la prise de cette ville dont près de 300 000 habitants ont pris la fuite devant une troupe de fous sanguinaires. Les conséquences humanitaires de cette attaque seront immenses et les massacres des populations ne seront pas sans rappeler le sort réservé à la ville de SEBRENICA où les Serbes de Bosnie avaient massacré près de 8000 musulmans.

                        Cette victoire des forces du mal sera une formidable caisse de résonnance pour les candidats au djihad qui viendront grossir les rangs des terroristes.

                    Les grandes puissances occidentales et les Etats Unis montrent ainsi leurs limites et la Turquie, pays voisin, membre de l’OTAN portera une lourde responsabilité en fermant les yeux sur ce drame et en interdisant aux kurdes de traverser la frontière pour venir en aide à leurs frères.

                        La chute de Kobané sera une puissante victoire pour la propagande de l’EI en exposant les limites des bombardements menés en Irak et en Syrie. Le calvaire de Kobané cristallise toutes les divisions sous-jacentes entre les partenaires de la coalition internationale sur la stratégie à adopter face aux insurgés de l’EI.

                      Les Kurdes représentent actuellement environ  20% de la population Turque et le conflit opposant les deux entités remonte à la création de la République turque en 1923. Les autorités interdisent la langue et les noms de famille kurdes, le mot « kurde » lui-même est interdit et les Kurdes sont désignés par l'expression « Turcs des montagnes » par des politiciens. Face à cette négation du fait kurde et de l'identité kurde, les Kurdes se sont soulevés à plusieurs reprises. Les soulèvements ont été violemment réprimés par l'armée turque. Le dernier soulèvement en date contre la Turquie est le fait du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Ce soulèvement qui prend la forme d'une guérilla débute en 1984. Depuis l'arrestation en 1999 au Kenya, et la condamnation à la prison à perpétuité du chef du PKK, surnommé Apo par les kurdes, les affrontements ont diminué d'intensité, avec notamment le repli des troupes du PKK vers le Kurdistan de l'Est et du Sud.

                        La principale représentation politique kurde, le Parti de la Société Démocratique (DTP) comptait vingt-et-un députés à l'Assemblée nationale turque en 2007. Le DTP est dissout le 11 décembre 2009 par la Cour constitutionnelle turque qui le soupçonne d'entretenir des liens proches avec le PKK, considéré comme terroriste par la Turquie et l'Union européenne. Le DTP est remplacé par le BDP qui compte vingt-neuf députés (sur 550) au parlement turc depuis les élections législatives de 2011.

                        Au nom de cette realpolitik le massacre de milliers d’innocents se déroule presque dans l’indifférence aux portes du continent Européen. Les pays arabes, dont certains sont aujourd’hui membres de la coalition alors qu’hier ils étaient les financiers de l’Etat Islamique portent une grande part de responsabilité dans cette situation.

                        Jusqu'en 2013, lors de la guerre civile syrienne, l'EI bénéficie du soutien financier de l’ Arabie saoudite, et d'autres pays du Golfe, mais ce soutien cesse en janvier 2014 lorsque l'EI entre en guerre contre les autres groupes rebelles syriens du Front Islamique également financés par les pays du Golfe. En mars 2014, l’Arabie Saoudite classe l'État islamique comme « organisation terroriste ».

                       Depuis, l'EI n'est soutenu par aucun État de cette région ; le groupe reçoit une aide financière de la part de riches donateurs individuels, pour la plupart originaires des pays du Golfe. L'organisation aurait également mis en place des collectes caritatives dont elle détournerait les fonds. Elle contrôle des puits de pétrole en Syrie et organise des trafics d'armes et de carburant. Ses combattants lèvent des impôts dans les zones placées sous leur contrôle et pratiquent occasionnellement vols, kidnappings et extorsions de fonds.

                      La Turquie est également accusée par certains mouvements politiques et des journalistes de soutenir l'État islamique : de 2012 à septembre 2014, « la Turquie a mené une politique de soutien aux groupes qui combattaient les Kurdes et le régime de Bachar Al-Assad, dont plusieurs organisations djihadistes. Elle les aurait laissés transiter par son territoire, qui leur servirait également de base de repli, en facilitant le passage d'armes et d'équipements. Pour de nombreux observateurs, cette dynamique permissive a directement favorisé l'essor de  l'EI sur ce territoire.  """"Si le plan Turc visant à créer une zone tampon tout au long de la frontière Syrienne a pour objectif de créer une zone où seraient regroupés les réfugiés kurdes c’est sans doute un début de « Palestinisation » de cette population en référence aux camps de réfugiés palestiniens établis au Liban, où ils ont vécu pendant quarante ans sans aucune citoyenneté ni aucun autre droit"""".

                    L’EI semble ainsi avoir très largement profité des rivalités régionales pour prospérer et cette hydre monstrueuse qui déstabilise le Proche Orient sera très difficile à abattre tant ses moyens militaires, et financiers sont importants.  Les seuls raids aériens montrent leurs limites et des troupes au sol sont indispensables. Il faudra des années pour transformer l’opposition syrienne en une armée fiable capable de combattre efficacement l’EI.

                      Seulement aujourd'hui Kobané semble aujourd'hui oubliée, l'actualité à ses impératifs.

ELOGE DE LA PHOBIE ADMINISTRATIVE

ELOGE DE LA PHOBIE ADMINISTRATIVE

 

Depuis quelques semaines une nouvelle maladie est apparue en France « La Phobie Administrative ». Cette maladie « très grave » est apparue chez un élu de la nation, tout nouveau secrétaire d’Etat, dont l’activité ministérielle n’aura duré que 9 jours, un record sous la 5° République.

Les contrôles effectués ont permis de découvrir que cet élu de la nation, était en délicatesse avec les impôts se traduisant par des retards de déclaration ou dans les paiements.

L’engagement public est tellement prenant que la sphère privée passe aux oubliettes.  Après les impôts, les loyers, les PV, le médecin l’EDF, la liste ne cesse de s’allonger !!! une nouvelle révélation fait état d’une entreprise individuelle cachée et qui aurait été créée pour "rémunérer la femme de ménage de sa permanence".

Tout ceci donne une piètre image du politique qui n’est plus au service de ses concitoyens. En principe, le fait d’être élu n’est pas un métier en soi. Il s’agit d’une fonction temporaire attribuée par les électeurs à une personne choisie par eux. Ce principe remonte à la Révolution de 1789, pendant laquelle on insistait sur la nécessité que les élus ne transforment pas en profession une charge honorifique confiée directement par les citoyens.

Si le principe demeure, on constate malgré tout une grande stabilité du personnel politique. En effet, les personnes élues, tentent de renouveler plusieurs fois et le cumul est un sport national très lucratif.

Il est possible de vivre de cette fonction et l’existence de cursus universitaires conduisant favorisant l’entrée en politique accentue cette tendance.

Le député, bien qu'élu  dans un cadre géographique déterminé, est le représentant de la Nation tout entière. Ainsi, à l'Assemblée nationale et dans sa circonscription, chaque député agit et parle au nom de l'intérêt général et non pas au nom d'un parti politique, d'un groupe d'intérêt ou d'une région.

Élu pour représenter la Nation, le député participe à l’exercice de la souveraineté nationale. Il vote la loi et contrôle l’action du Gouvernement. Il bénéficie d’un statut protecteur, conçu non comme un privilège mais comme un moyen destiné à lui assurer l’indépendance et la liberté d’expression nécessaires à l’exercice de son mandat. Cette protection spécifique est consacrée par le principe des immunités parlementaires, qui trouvent leur fondement dans la Constitution elle-même.

La reconnaissance d’un statut spécifique impose des contreparties, le mandat devant être préservé de toute influence pouvant en contrarier le libre exercice.

S’il a un peu d’amour propre ce député doit démissionner. Il peut même solliciter un nouveau mandat lors de cette législative partielle avec un face à face avec les électeurs qui aujourd’hui reçoivent leur feuille d'impôts et se demandent pour certains comment ils vont les payer !!!

Mais j’oubliais, il souffre d’une grave maladie « la Phobie Administrative » !!! et rien ni personne ne peuvent l’obliger à démissionner. Je commence à ressentir les symptômes de cette maladie mais je ne suis pas certain que les administrations concernées se montrent aussi compréhensives à mon endroit. 

Terrorisme :Quels risques pour demain

LE TERRORISME QUELS RISQUES POUR DEMAIN ?

 

Le terrorisme sous toutes ses formes constitue une grave menace pour la paix et la sécurité internationale. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, plus aucun conflit dit « conventionnel » n’a touché l’Europe de l’Ouest. Cette paix est la principale réussite de la construction Européenne mais la situation actuelle dans l’Europe de l’Est avec la montée des nationalismes peut à tout moment remettre en cause ce fragile équilibre.

Il y a quelques mois je faisais part de mon inquiétude sur la situation au Proche et au Moyen Orient avec la chute de despotes certes condamnables et parfois condamnés ou éliminés. Le vide politique a fait le lit des groupes terroristes, parfois très structurés qui y ont trouvé un nouveau terrain de « jeu » si j’ose dire.

 Le peu d’empressement des Européens et des Américains à aider des opposants au régime Syrien est peut être le signal de cette prise de conscience des risques encourus en cas de vacance du pouvoir même autocrate.

 Je ne reviendrai pas sur les origines du terrorisme ni sur les différents attentats au cours de ces dernières années. De même la philosophie du terrorisme a été développée dans de nombreux ouvrages et au risque de répéter ce qui a déjà été dit il me semble préférable d’aborder ce qui pourrait devenir une forme de gangrène avec ce nouveau phénomène de  départ en nombre de jeunes qui au nom d’un Islamisme radical partent faire le Jihad dans les pays fragilisés et secoués par des violences visant à faire tomber le pouvoir en place.

 Mais avant d’aller plus loin dans mon propos, je voudrais dès à présent affirmer qu’il ne s’agit pas de stigmatiser une population ou une religion. En effet tous les musulmans ne sont pas des terroristes mais souffrent de l’image donnée par une poignée d’intégristes qui recrutent des jeunes qui n’ont plus aucun repère.  Très souvent d’ailleurs les plus dangereux sont les jeunes convertis qui doivent faire leurs preuves et ainsi gagner le « Paradis d’Allah » pour lequel certains se transforment volontairement en barbares cruels et sanguinaires, en fanatiques "fous de Dieu", en bombes humaines dans le but de tuer au hasard, avec le sourire, avec la satisfaction du "devoir accompli," des civils, des enfants, des femmes, des vieillards, tous innocents.

 Ces jeunes français qui partent aujourd’hui principalement en Syrie se sont auto-radicalisés ou ont subi une forme de lavage de cerveau par les recruteurs « Salafiste ». Les réseaux sociaux constituent également un moyen d’atteindre un très grand nombre de ces jeunes avec un système d’endoctrinement de plus en plus puissant. Ils intègrent des groupes de combattants ou sont dévolus à des tâches subalternes : interprètes lors d’enlèvements de français, approvisionnement logistique ou fossoyeurs pour faire disparaître les corps suppliciés.

 Il y a quelques semaines un reportage diffusé par une chaîne de télévision française montrait des jeunes français rigolards et fiers de se montrer conduisant un véhicule auquel étaient attachés plusieurs cadavres destinés à être enterrés au milieu d’un champ. Les images de ces corps étaient « floutés » pour ne pas choquer le téléspectateur, en effet comble de l’horreur les cadavres avaient été décapités.

 Ces jeunes jihadistes, confrontés à chaque instant à cette mort violente, aux actes de torture et de barbarie perdent toute notion de la valeur de la vie humaine. Tuer un homme est comparable à écraser une mouche ou un moucheron ! Certains penseront sans doute que j’exagère mais j’ai la conviction que c’est la triste réalité.

 Plusieurs de ces jeunes mourront au combat mais penseront avoir gagné le « Paradis d’Allah ». D’autres reviendront et deviendront des références pour d’autres jeunes. Leur réintégration dans une vie normale posera d’énormes difficultés et certains pourraient très rapidement devenir de véritables chefs de bande ou des vecteurs de violences, enlèvements, meurtres, attentats contre des personnes et des biens. Il s’agira pour certains de rechercher le sensationnel, d’être à la « Une » des médias nationaux ou internationaux. Les chaînes d’information en continue constituent à cet égard une formidable caisse de résonnance pour ces individus totalement désocialisés à la recherche du sensationnel et prêts à mourir pour une cause qu’ils croient juste.

Le prochain défi sera la prise en compte de ces jeunes dès leur retour. En effet les services de renseignement craignent que certains apprentis djihadistes ne commettent des actes terroristes en France. Ces jeunes à leur retour sont la plupart du temps plus dangereux que lorsqu'ils sont partis. La plupart de ces jeunes sont «endoctrinés» et «victimes de la propagande». Le récent projet d’attentat fomenté par un djihadiste présumé de retour de Syrie est une première alerte. Pour encadrer et appréhender leur retour, les spécialistes proposent diverses solutions: notamment la mise en place de groupes de réflexion animés par des imams et des psychologues pour qu'ils reprennent pied dans le monde réel et éviter qu'ils fassent l'amalgame entre l'islam et le djihadisme. Il s'agit alors de ne pas les assigner à un simple rôle de terroriste mais de les responsabiliser en leur faisant prendre conscience des conséquences que leur action aurait pu provoquer dans la vraie vie.

C’est un chantier difficile qui s’ouvre aux autorités et toute forme d’angélisme serait mortifère. La situation géopolitique actuelle, la montée de l’intégrisme avec ces groupes terroristes internationaux sont des dangers réels à prendre en compte sous peine de connaître des lendemains difficiles aux conséquences incalculables. La notion d’intégration, du vivre ensemble de l’acceptation de chacun sans tenir compte de sa race, de ses origines, de sa religion est aujourd’hui une nécessité absolue mais dans le respect de tous en montrant la plus grande fermeté à l’encontre des fauteurs de troubles.

D'UNE RIVE A L'AUTRE

             Après quelques mois de silence, non par manque d'inspiration mais plutôt par fatigue morale, me revoilà à nouveau pour alimenter la chronique qui m'est chère, la vie de tous les jours et les sujets qui me touchent plus particulièrement.

               L'article ci-dessous exprime un sentiment sur ce passage difficile de la vie à la mort et le sentiment d'impuissance que l'on éprouve face à cette vie qui s'échappe tout doucement pour aboutir au néant, réalité incontournable à laquelle chacun est confronté, qu’il s’agisse de la mort de ses proches ou de sa propre mort.

             Comme je l'écrivais il y a quelques mois, dans un précédent article intitulé « La recherche du temps perdu », la perte d'un être cher provoque toujours un sentiment de culpabilité pour celles et ceux qui ont chéri cette personne toujours trop tôt disparue.

              Le deuil est une réaction normale et saine à divers types de malheurs. Il peut se manifester lorsqu’on s’attend à perdre un être cher ou lors de la perte d'un être cher.

              Face à cette disparition nous éprouvons toute une gamme de sentiments : choc, négation, colère, culpabilité, tristesse et acceptation.

           Ces émotions successives auxquelles nous devons faire face se poursuivent jusqu'au moment où nous commençons à accepter la perte de cet être cher. Cependant il se peut aussi que le deuil ne disparaisse jamais complètement. La douleur ressentie s’atténue avec le temps, surtout si on s'efforce à la surmonter.

           Tous ces sentiments sont d'autant plus forts que l'on a accompagné cette personne jusqu'à ses derniers instants, son dernier souffle. On peut éprouver le sentiment de ne pas en avoir fait assez, d'avoir peut être manqué quelque chose, et nous nous retrouvons alors seul face aux réalités de la vie et de cette mort qui fait inexorablement son œuvre.

              La mort est un devoir vis-à-vis des vivants, plus précisément des vivants à venir. Car il y a nécessité de laisser la place aux générations à venir. Au nom du cycle de la vie et au nom des vivants à venir pour qu'ils perpétuent le cycle d’existence de la communauté celle-ci ayant pour condition, la continuité des générations et la reprise par les vivants de la pensée des morts : «l’humanité se compose de plus de morts que de vivants».

           L’immortalité de l’âme était une des croyances des anciens Celtes, ce qui explique peut-être les témoignages sur leur vaillance et leur intrépidité au combat, puisque la peur de la mort était absente.

Associations d'anciens combattants – Quelle utilité ???

 

Je ne pensais jamais entendre ce genre de réflexion et pourtant, il faut se rendre à l'évidence il existe des personnes qui s'étonnent aujourd'hui de l'existence des associations d'anciens combattants, des cérémonies commémoratives.

Se poser une telle question est pour le moins faire injure à la mémoire de tous ces combattants dont certains ont sacrifié leur vie pour défendre notre liberté.

 Les nombreuses cérémonies commémoratives, la dernière en date étant les 70 ans de l’appel du général de Gaulle, montrent à la fois le respect mais aussi l’importance que la nation tout entière accorde aux anciens combattants. Ceux-ci ont un rôle prépondérant à jouer dans la valorisation du devoir de mémoire.

A la suite de chaque conflit guerrier s’en suit un nombre important de morts, de veuves, d’orphelins, de blessés, certains restent handicapés à vie : les Grands Invalides de Guerre. Les soldats ne sont pas des sujets passifs qui ont subi involontairement des évènements dans lesquels ils étaient engagés. Lorsqu'ils sont morts ou qu'ils ont été mutilés, ils ont fait un sacrifice, ils ont risqué leur vie ou leur santé volontairement, par devoir. On veut en conserver le souvenir, pas pour réparer un tort, mais pour montrer que ce fut un bienfait, il s'agit en fait d'un témoignage de notre gratitude. On célèbre les avantages de la victoire que leur sacrifice a permis, et on tait avec pudeur les souffrances qu'ils ont supportées.

L'histoire de la France s'est principalement forgée par les armes et jusqu'à il y a peu, le soldat mort au combat est, non pas une victime, mais un héros. Ce lien entre la nation et son armée a atteint son apogée après la guerre de 14-18 avec des anciens combattants dont Clemenceau a dit: "ils ont des droits sur nous". La défaite de 1940, et les guerres coloniales ont altéré cette image idéalisée du guerrier qui a achevé de se déliter avec la suppression du service militaire en 1996 et la professionnalisation des armées.

Aujourd'hui demeure donc l'impression que les militaires sont payés pour faire la guerre et en assumer toutes les conséquences. Or nos soldats ne sont pas des mercenaires, ils se battent au nom de leurs concitoyens. Si le soldat donne la mort et s'il est blessé au combat, c'est bien au nom de la République. Un défi fondamental reste à relever, celui de la sensibilisation de l'opinion publique au devoir de reconnaissance envers ceux qui ont gagné le respect de la nation.

La fonction des monuments aux morts, est de rassembler la population autour du souvenir de ceux qui ne reviendront plus vivre dans le village ou dans la cité. Par ailleurs, graver les noms des morts revenait à reconnaître leur sacrifice suprême.

 Notre génération a finalement une chance inouïe, celle de ne pas avoir connu la guerre sur notre sol. En effet la guerre froide qui a opposé pendant près de 50 ans l'URSS et les États-Unis a été la principale peur du monde jusqu'en 1990.

Cependant cet après guerre froide se caractérise d’abord par des conflits qui apparaissent au fil des ans allant du Moyen Orient à l'Eurasie. Ce sont généralement des conflits pour des raisons frontalières souvent hérités de la colonisation, mais ce sont aussi des conflits pour des appartenances ethniques.

Aujourd'hui, le terrorisme est la menace qui se fait de plus en plus pressante. Il peut revêtir plusieurs formes et ses attaques sont imprévisibles. Le terrorisme peut frapper n’importe où et n’importe quand, l'objectif étant de créer un véritable traumatisme auprès des citoyens qui ne se sentent plus en sécurité nulle part.

La guerre contre le terrorisme est la première guerre globale, elle ne connaît plus de limites, non seulement territoriales, mais aussi dans le choix des moyens. A l’époque de la globalisation, il n’y a plus de «sanctuaire » ni de pays-refuge et le champ de bataille se confond avec la planète entière. La défense repose désormais sur la formation de l'esprit civique, sur la solidarité et la cohésion sociale qui concernent l'ensemble des citoyens. A ce titre, la formation l'éducation et le devoir de mémoire doivent contribuer au développement de cet esprit civique.

Afrique du Nord - Moyen Orient


Depuis quelques semaines on assiste à une déstabilisation en règle des pays du Maghreb avec des manifestations violentes en Tunisie puis en Egypte. Cette jeunesse qui manifeste pour plus de liberté face à des régimes corrompus et despotiques remet en cause, très probablement à juste titre le système politique en place dans leurs pays, depuis plusieurs décennies. Cette dictature ne laisse la place à aucune opposition généralement muselée, chassée, emprisonnée ou exilée et ainsi aucune alternance n'est possible sans un bain de sang avec tous les excès possibles y compris de la part de certains mouvements cherchant à profiter de la situation.

Bien entendu on devrait applaudir cette aspiration à obtenir plus de liberté, mais allons nous vers une révolution généralisée du monde arabe avec un risque de contagion vers les pays du Moyen Orient ou ces mouvements ne sont ils pas une entreprise de déstabilisation orchestrée de cette zone avec un effet de "dominos" qui concernerait plusieurs états laïcs y compris de l'Afrique Noire avec un retour possible vers l'oscurantisme tel que vécu en Iran en 1979.

En Tunisie, la révolte a commencé par une expression individuelle du malaise qui touche la jeunesse Tunisienne. Malgré son taux enviable de croissance de plus de 5% en moyenne ces dernières années, la Tunisie n'est pas en mesure d'offrir du travail à ses "chômeurs diplômés.

Le pouvoir en place certes très contestable n'est pas parvenu à faire taire la rue et la fuite du président tunisien a laissé un vide politique malgré une tentative de passation du pouvoir dont les responsables sont également contestés.

Après vingt-deux ans d'exil, Rached Ghannouchi chef de file du mouvement islamiste Ennahda, a effectué un retour triomphant en Tunisie où plusieurs milliers de personnes l'attendaient à l'aéroport chantant l'hymne national et criait sa "fierté islamique" retrouvée. Ennahda également appelé Hezb Ennahda (Parti de la Renaissance), est un parti politique islamiste. Influencé par les frères musulmans égyptiens le parti considère alors que la souveraineté dans l'État musulman appartient à Dieu. Selon les préceptes de ce mouvement, la société tunisienne est une « société athée, qui a cessé d'être musulmane, sur le plan de la foi mais aussi par le fait qu'elle viole des lois expresses et catégoriques de l'islam ». Il vise ainsi l'établissement d'un État islamique et à ce titre, Ennahda, dans les mois à venir, est bien l'une des pièces centrales du parti « post-autoritaire » tunisien.

Il reste que ce pays, qui était naguère un havre de paix et de stabilité dans un monde arabe en ébullition permanente, vient de sombrer dans le pillage et le chaos.

Après la chute du régime Tunisien, c'est l'Égypte qui est aujourd'hui en proie à des manifestations violentes parfois orchestrées en sous main par des intégristes religieux appartenant à la mouvance des frères musulmans dont les troupes se sont jointes au mouvement de protestation. Force d'opposition la plus influente du pays, ils appellent le peuple à participer à des manifestations massives partout en Égypte afin que tout le régime - président, parti, ministres et Parlement - quitte le pouvoir".

Les “Frères musulmans” est une organisation panislamiste fondée en 1928 à Ismaïlia en Égypte avec comme objectif une renaissance islamique, la lutte contre l’influence occidentale et l’instauration de la charia. Certains groupes de partisans se sont constitués en mouvements indépendants, comme par exemple le Hamas..

Son opposition fondamentale et parfois violente aux États laïcs arabes a amené son interdiction ou la limitation de ses activités dans certains pays comme la Syrie ou encore l'Égypte. La lutte contre l’État d’Israël est au cœur du mouvement depuis sa fondation. Le principal objectif des Frères musulmans est l'instauration au lieu des régimes en place de républiques islamiques dans les pays à majorité musulmane telles que l'Égypte, la Libye, la Syrie, la Tunisie. Les Frères musulmans s'opposent ainsi aux courants laïques des nations à majorité musulmanes et préconisent un retour aux préceptes du Coran, impliquant un rejet des influences occidentales

Dans la foulée, des émeutes ont également éclaté en Jordanie et il est ainsi à craindre une contagion aux pays de cette zone d'influence que sont l'Algérie, l’Égypte la Libye, la Syrie, la Libye et le Maroc.

Une nouvelle fois, on constate que la « démocratie » dans cette zone du Maghreb et du Moyen Orient n’est pas l’occidentalisation. Si cet ensemble passe à l’islamisme, la France peut avoir du souci à se faire : pour le terrorisme d’abord, mais aussi sans doute pour la recrudescence de l’immigration. Il reste tout simplement à souhaiter que ce scénario-catastrophe ne voit pas le jour.


Morale et Education

Introduite dans le programme de l’instruction primaire par la loi du 28 mars 1882, la morale a provoqué, dès le début, la publication d’un nombre considérable de manuels destinés à fournir aux maîtres et aux élèves la matière de cet enseignement nouveau. Sous la IIIe République, la morale est omniprésente dans l’enseignement; dans la lecture et jusque dans l’arithmétique. La grammaire et la conjugaison donnèrent longtemps aux auteurs de manuels l’occasion de rappeler les préceptes moraux.

Après la seconde guerre mondiale, l’exemplarité dont la morale se réclame est difficile à maintenir. Une nouvelle époque commence où l’individualisme prime sur la solidarité. L’idéal du progrès technique devient un idéal de consommation qui replace la morale dans un rôle nouveau pour l’individu.

En effectuant des recherches, j'ai découvert un ouvrage intitulé « Manuel de Morale Pratique » datant du tout début du 20° siècle dont certains jeunes d'aujourd'hui et leurs parents feraient bien de s'inspirer. Sans tomber dans le « c'était mieux avant » ou du « Moi de mon temps », je voudrais quand même vous livrer quelques réflexions et quelques notions aujourd'hui bien loin ou oubliées.

Selon cet ouvrage, les devoirs des élèves envers les maîtres se réduisent à deux principes qui sont le respect et l'obéissance...

Les élèves sont tenus à l'égard de leur maître au même respect qu'envers leurs parents. En effet l'instituteur représente la famille dont il est le mandataire et, à ce titre, il est investi d'une autorité qui n'est autre que l'autorité paternelle elle-même. Une des principales formes du respect à l'école est l'obéissance. Elle exige de l'élève tout un ensemble de devoirs que l'on peut ramener à trois principaux soit l'assiduité, le travail et la discipline.

L'assiduité est la fréquentation quotidienne de la classe, à moins d'un empêchement légitime. C'est par un travail consciencieux de chaque jour que l'on s'instruit et, ce travail doit être fait avec soin et exactitude. L'enfant qui perd son temps à l'école sera responsable plus tard des fautes que son ignorance volontaire lui fera commettre. La discipline à l'école est absolument nécessaire et les élèves sont rigoureusement obligés de l'observer.

Qu'en est il aujourd'hui de ces préceptes pourtant très simples. S'il n'est pas facile d’être parents, Enfant-roi, hyperactivité, insolence parfois, sont des termes qui ont fait une entrée fracassante dans le lexique de l’éducation. Du côté des parents, on fustige l’excès d’autorité ou, à l’inverse, la mollesse permissive.

Il y a quelques années, il était reproché aux parents trop de rigueur voire de violence, aujourd'hui ils seraient dans l'ensemble trop laxistes. Aussi experts en tout genre viennent rappeler aux parents qu'il faut s'autoriser à dire non, ne pas avoir peur du conflit, que les interdits sont structurants pour l'enfant… Ce que bien souvent chacun d'entre nous sait mais ne met pas en pratique aussi facilement en particulier lorsque l'on se sent seul(e) dans cette charge.

Si l'autorité semble être de nouveau une valeur pour tous, elle n'en est pas moins difficile à mettre en œuvre, tant d'une part elle est discréditée et contestée dans toutes les institutions (État, école, famille, religion) et qu'elle est vite amalgamée avec ses dérives en termes de pouvoir, d'autoritarisme.

Le télescopage qui s’est produit avec les discours de mai 1968 en France pour l’éclatement des carcans traditionnels a résulté en une confusion des genres. Il ne s’agissait pas de ne rien interdire à l’enfant, au point d’être permissif mais l’autorité s’en est trouvée largement altérée. La hausse, ces dernières années, du nombre de familles monoparentales et recomposées, mais aussi l’impact du travail des femmes qui s’est généralisé entre autres, ont amené à une nouvelle forme d’autorité.

L’école est devenue un acteur central de l’éducation de l’enfant, non plus en ce qui concerne les compétences académiques mais aussi sur le plan de l’apprentissage de la sociabilité, des valeurs sociales et familiales, si bien que des parents se défaussent d’une partie de leurs prérogatives en les confiant à l’école ou, à tout le moins, en prenant pour acquise cette délégation ou ce complément de l’autorité.

Il devient nécessaire de redéfinir la relation parents- enfant-école. L’autorité familiale ne doit pas discuter en présence de l’enfant l’autorité du milieu scolaire. L’enfant doit évoluer avec des repères, et ces derniers, s’ils sont discutés ou contestés, favoriseront cette mise en cause de l'autorité dans toutes ses formes avec les conséquences désastreuses qui s'y rapportent. Le juste milieu n’est pas facile à trouver. L’école poursuit la structuration de l’enfant, mais pour que cela fonctionne bien, il faut que les parents sachent faire confiance, restent à leur place et ne mettent pas systématiquement sur un piédestal la parole de l’enfant.

Si tant est qu’on puisse parler d’une crise de l’autorité, il convient d’insister que l’application de limites est fondamentale. Tout expliquer à l’enfant n’est pas nécessaire, sauf ce qui le concerne directement et sans porter atteinte à d’autres figures de l’autorité extérieures à la famille.

L’évolution rapide de la société a eu un impact direct sur l’exercice de l’autorité et quoiqu’on dise, faire preuve d’autorité, n’est pas passéiste. Un enfant a besoin de cadres pour évoluer, apprendre et se construire et c'est sans doute ce qui manque cruellement aujourd'hui. Il ne faut pas oublier que les jeunes d'aujourd'hui seront les parents de demain, cette transmission du savoir et des règles simples de la vie en société est absolument nécessaire pour l'avenir de notre société.

L'esclavage dans le monde

L'histoire de l'esclavage devait être enseignée à l'école, volonté affichée par le président de la République. Il s'agissait bien entendu d'une louable initiative, puisque l’Histoire est la chose la moins enseignée, avec l’orthographe. Seulement, quel contenu pour cet enseignement qui ne devrait pas se limiter à l'histoire des négriers européens ou français, certes condamnable. Elle devrait également concerner toute l'histoire de l'esclavage au travers des siècles, sans passer sous silence une quelconque période même si aujourd'hui il n'est pas politiquement correct d'aborder certains sujets. Cette forme de repentance ne doit donc pas concerner seulement les pays Européens mais toutes les nations qui se sont livrées à cet asservissement de l'être humain, soumis à une tyrannie, à une autorité arbitraire.

L'esclavage est une pratique observée depuis les civilisations antiques. Celles de Mésopotamie, d'Inde et de Chine employaient des esclaves soit à des tâches domestiques, soit à de grands travaux de construction ou d'agriculture. Les Égyptiens utilisaient des foules d'esclaves pour construire leurs palais et monuments royaux.

Dans la Grèce antique, les esclaves étaient traités humainement, à quelques exceptions près. Lorsqu'ils étaient au service d'un particulier, il se développait souvent des rapports humains entre maîtres et esclaves.

L'esclavage romain, quant à lui, différait sous plusieurs aspects de celui de l'Antiquité grecque. Les maîtres romains avaient plus de droits sur leurs esclaves, notamment le droit légal de vie et de mort.

Au Moyen-âge, l'esclavage diminue sous la pression de l'Église. Après la chute de Rome, durant les invasions barbares répétées entre les Ve et Xe siècles, l'esclavage fut remplacé par le servage. Le sort des serfs était meilleur que celui des esclaves.

Mais c'est avec les besoins de main-d'œuvre pour les colonies que les grandes puissances européennes vont bientôt instaurer un système effrayant : la traite des Noirs.

Les navires négriers partaient de quatre ports français : Le Havre, La Rochelle, Bordeaux et Nantes. De 1715 à 1789, il y eut 1 427 expéditions négrières à partir de Nantes qui devint le premier port négrier.

Les esclaves étaient réunis dans des lieux servant d'entrepôts, tels que l'île de Gorée au Sénégal. Durant 4 siècles, les bateaux négriers venant d'Espagne, du Portugal, de France, du Danemark et de l'Angleterre s'y sont approvisionnés et ont vendu les esclaves survivants sur les côtes américaines. Le trajet durait de 3 à 6 semaines, au cours desquelles de nombreux individus succombaient à la maladie. Après 1807, le commerce des esclaves est devenu illégal et les conditions de voyage se sont encore détériorées, augmentant considérablement le taux de mortalité.

La vie des esclaves noirs dans les colonies françaises était réglée par le Code noir, rédigé au temps de Colbert en 1685 où les esclaves sont définis comme des " meubles " transmissibles et négociables.

En France, un premier décret abolit la traite des noirs et l'esclavage en 1794, mais huit ans plus tard en 1802, Napoléon Bonaparte abrogea cette mesure sitôt acquise la paix avec l'Angleterre. Les esclaves français se virent enfin octroyer la liberté, grâce à Victor Schoelcher, le 27 avril 1848.

Cependant l'histoire semble avoir oublié que les blancs furent aussi réduits en esclavage entre les années 1500 et 1800. Les grandes capitales esclavagistes de cette époque étaient Salé au Maroc, Tunis, Alger et Tripoli pour ne citer que les plus importantes.

Pour les Arabes, les souvenirs des Croisades et la fureur d'avoir été expulsés d'Espagne en 1492 semblent avoir motivé une campagne de rapt de chrétiens, ressemblant presque à un djihad. Pendant les XVIe et XVIIe siècles, plus d'esclaves furent emmenés vers le sud à travers la Méditerranée que vers l'ouest à travers l'Atlantique. Certains furent rendus à leurs familles contre une rançon, certains furent utilisés pour le travail forcé en Afrique du Nord, et les moins chanceux moururent à la tâche comme esclaves sur les galères.

Ce qui est le plus frappant concernant les raids esclavagistes barbaresques est leur ampleur et leur portée. Les pirates kidnappaient la plupart de leurs esclaves en interceptant des bateaux, mais ils organisaient aussi d'énormes assauts la en direction des côtes italiennes. Quand ils débarquaient sur le rivage, les corsaires musulmans ne manquaient pas de profaner les églises. Ils dérobaient souvent les cloches, non seulement parce que le métal avait de la valeur mais aussi pour réduire au silence la voix distinctive du christianisme.

Les femmes étaient plus faciles à attraper que les hommes, et les régions côtières pouvaient rapidement perdre toutes leurs femmes en âge d'avoir des enfants. Les pêcheurs avaient peur de sortir, ou ne prenaient la mer qu'en convois. C'est seulement vers 1700 que les Italiens purent empêcher les raids terrestres spectaculaires.

Les attaques terrestres pouvaient être très fructueuses, mais elles étaient plus risquées que les prises en mer. Les navires étaient par conséquent la principale source d'esclaves blancs. Les nobles et les riches marchands étaient des prises attractives, de même que les Juifs, qui pouvaient généralement rapporter une forte rançon de la part de leurs coreligionnaires. Les hauts dignitaires du clergé étaient aussi précieux parce que le Vatican payait habituellement n'importe quel prix pour les tirer des mains des infidèles.

Dès l'arrivée en Afrique du Nord, c'était la tradition de faire défiler les chrétiens récemment capturés dans les rues, pour que les gens puissent se moquer d'eux et que les enfants puissent les couvrir d'ordures. Au marché aux esclaves, les hommes étaient obligés de sautiller pour prouver qu'ils n'étaient pas boiteux, et les acheteurs voulaient souvent les faire mettre nus pour voir s'ils étaient en bonne santé. Cela permettait aussi d'évaluer la valeur sexuelle des hommes comme des femmes; les concubines blanches avaient une valeur élevée, et toutes les capitales esclavagistes avaient un réseau homosexuel florissant. Les acheteurs qui espéraient faire un profit rapide avec une forte rançon examinaient les lobes d'oreilles pour repérer des marques de piercing, ce qui était une indication de richesse. Il était aussi habituel de regarder les dents d'un captif pour voir s'il pourrait survivre à un dur régime d'esclave.

Le pacha ou souverain de la région recevait un certain pourcentage d'esclaves comme une forme d'impôt sur le revenu. Ceux-ci étaient presque toujours des hommes, et devenaient propriété du gouvernement. Il était habituel de raser la tête et la barbe des esclaves comme humiliation supplémentaire, dans une période où la tête et la pilosité faciale étaient une part importante de l'identité masculine.

Il n'y avait aucun obstacle à la cruauté, les esclaves n'étaient pas seulement des marchandises, ils étaient des infidèles, et méritaient toutes les souffrances qu'un maître leur infligeait. La punition favorite était la bastonnade, par lequel un homme était mis sur le dos et ses chevilles attachées et suspendu par la taille pour être battu longuement sur la plante des pieds. La violence systématique transformait beaucoup d'hommes en automates. Les esclaves chrétiens étaient si abondants et si bon marché qu'il n'y avait aucun intérêt à s'en occuper; beaucoup de propriétaires les faisaient travailler jusqu'à la mort et achetaient des remplaçants.

Une manière d'alléger le poids de l'esclavage était de se convertir à l'islam. Cela exemptait un homme du service dans les galères, des ouvrages pénibles, et de quelques autres brimades indignes d'un fils du Prophète, mais ne le faisait pas sortir de la condition d'esclave. Les chrétiens pensaient que la conversion mettrait leur âme en danger, et elle signifiait aussi le déplaisant rituel de la circoncision adulte.

Pour les esclaves, l'évasion était impossible. Ils étaient trop loin de chez eux, étaient souvent enchaînés, et pouvaient être immédiatement identifiés par leurs traits européens. Le seul espoir était la rançon.

Si les Européens nourrissaient des griefs concernant les esclaves des galères de la même manière que les Noirs font pour les travailleurs des champs, la politique européenne serait certainement différente. Aucune forme d'esclavage n'est excusable, mais le rappel de certaines réalités du passé peuvent permettre de relativiser certains comportements qui ne doivent pas aller dans un seul sens. Les regrets peuvent être pris à l'excès, mais ceux qui oublient paient aussi un prix élevé.

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